‹ Histoire du Concile Oecumenique du VaticanChapitre 37 sur 49 · DE LA PERPÉTUITÉ DE LA PRIMAUTÉ DE PIERRE DANS LES PONTIFES TIOMAINS · texte numérisé non relu

DE LA PERPÉTUITÉ DE LA PRIMAUTÉ DE PIERRE DANS LES PONTIFES TIOMAINS

Il est nécessaire que ce que le Prince des Pasteurs et le Pasteur suprême des brebis, Notre-Seigneur Jésus-Christ a établi en la personne du bienheureux Pierre pour le salut perpétuel et le bien permanent de l’Eglise, subsiste constamment par lui aussi dans l’Eglise qui, fondée sur la pierre, demeurera stable jusqu’à la lin des siècles. 11 n’est douteux pour personne, loin de là, c’est un fait notoire dans tous les siècles que, jusqu’à notre temps et toujours, le saint et bienheureux Pierre, prince et chef des .àpôlres, colonne de la foi et fondement de l’Eglise

lummi et Ecclesiæ ciitholicæ fundumentum, u Domino nostro Jesu Cliristo, Siilvatore biimani generis ac Redemptore, claves regni accepit: qui ad bocusque tempus et semper in suis successoribus, episcopis sanctæ RomanæSedis, ab ipso fuudatæ ejusque cousecratæ sanguine, vivet et præsidet et judicium exercet Unde quicumque in bac cathedra Petro sucoedit, is secundum Christi ipsius institutionem primatum Pétri in universam Ëcclesiam obtinet. Manet ergo dispositio veritatis, et Beatus Petrus in accepta fortitudine petræ perseverans suscepta Ecclesiæ gubernacula non reliquit^. Hac de causa ad Roinaimm Ëcclesiam propter poteiitiorem principalitatem necesse semper fuit omnemconvenire Ëcclesiam, boc est, eos, qui suntundique tideles, ut in ea Sede, e qua veneraiidæ comnmnionis jura in omnes dimanaut, tuuquain menibra in capite consociata in uuam corporis compagem coalescerent

Si quis ergo dixerit,non esse ex ipsius Gbristi Domini iustitutioneseu jure divino, ut Beatus Petrus in i>rimatu super universam Ëcclesiam Hubeat perpétues successores; aut Romanum Pontificern non esse beati Pétri in eodem primatu successorem ; anathema sit.

‘ Cf. Ephesini Concilii Act. iii.

* S. Léo M. Serni. iii. (al. ii.) cap. 3.

’ S. Iren. Adv. Hxr. I. ni. c. 3, et Conc. .AquUei. a. 381. ioter cpp. S. Ambros. «p. xi.

TBXTE DES CONSTITUTIONS.

catholique, qui a reçu de Notrc-Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain, les clefs du royaume, vit, règne et juge en ses successeurs les évêques du Saint-Siège romain, établi par lui et consacré par son sang C’est pourquoi chacun des successeurs de Pierre dans cette Chair possède, en vertu de l’institution de Jésus-^Christ lui-même, la primauté de Pierre sur l’Eglise universelle. L’économie de la vérité demeure donc, et le bienheureux Pierre gardant toujours la solidité de la pierre, qu’il a reçue, n’a pas quitté la charge du gouvernement de l’Eglise*. Pour celte raison, il a toujours élé nécessaire que toute l’Eglise, c’est-à-dire l’universidité des fidèles, répandus en tous lieux, fût en union avec l’Eglise romaine, afin que, unis, comme les membres à leur chef, en ce siège d’où émanent sur tous les droits de la vénérable communauté, ils ne formassent qu’un seul et même corps*.

Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution de Jésus-Christ ou du droit divin, que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels dans ja primauté sur toute l’Église; ou que le. Pontife romain n’esl pas le successeur du bienheureux Pierre dans la même primauté, qu’il soit anathème.

' Concile de Trente.

* Concile d’Éplièse, act. iii. — Saint Pierre Chrysologue, ép. au prêtre Entychès.

’ Saint Léon le Grand, serm, iii (Al. il), c. a.

* Saint Irénêe. — Concile d’Aquilée. — Pie VI, Bref Super solidiiate.

TJIXTE DES CONSTITUTIONS.

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