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tiques sont donc nécessairement et ont été dans tous les temps une règle immuable tant pour la foi que pour la science catholique à laquelle appartient la très-noble charge de montrer comment la doctrine est contenue dans les sources de la révélation dans le sens même qu’eUc a été déGnie.
Ces mêmes hommes ne tendent pas moins, autant qu’il est en eux, à la subversion del’Église et de la foi catholique, lorsque par des calomnies et par des prétextes tout à fait vains ainsi que dans nos lettres pastorales et dans celles des antres vénérables Frères, les évêques d’Allemagne, adressés à vos troupeaux, vous no négliges pas de le déclarer, ils ont l’audace d’afCrmer dans leurs très-pernicieux écrits, qu’il a manqué quelque chose pour la pleine valeur et la pleine autorité du Concile, soit dans la déOnition même, soit dans la promulgation des décrets conciliaires, et particulièrement du dogme de l’infaillibilité du Pontife romain. Certainement ils ne peuvent nier l’assistance del’Fsprit- Saint pour l’infaillibilité des définitions dans ce Concile œcuménique, qu’en partant des principes an moyen desquels on fait la guerre en général à toute infaillibilité surnaturelle et par conséquent à une propriété essentielle de l’Eglise catholique. Personne ne peut ignorer que ce sont de semblables prétextes dont se sont servis, pour attaquer les déflnitions des autres Conciles, ceux dont les erreurs avaient été condamnées, comme le démontrent les calomnies si connues, lancées contre les autres Conciles œcuméniques par d'autres hérétiques et spécialement contre le Concile de Florence et le Concile de Trente par les schismatiques et hérétiques modernes, calomnies qui les ont conduits à leur perte et qui ont amené la ruine spirituelle d’un grand nombre^
Comment pourrions-nous, sans U ne douleur profonde et sans des larmes amères, contempler nne telle perversion des fils dégénérés et les grands périls dans lequels ils jettent les esprits imprévoyants et ignorants, et surtout k jeunesse imprudente? Ils déchirent crneltement le sein de l’Eglise leur mère, qui les
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a élevés et nourris, ils changent en poison la salutaire nourriture préparée par elle, et exaltés par l'orgueil ils font tourner à leur perdition et à celles des autres la science dont ils devraient se servir pour instruire et sauver les autres.
C’est pourquoi, dans ce péril de la foi et du salut des âmes rachetées par le sang de Jésus-Christ, à.cause de la sollicitude de toutes les Eglises qui pèse sur Nous, Nous vous exhortons tous, et vous conjurons, vénérable Frère, par votre zèle et votre amour envcrsl’épouse de Jésus-Christ, l’Eglise catholique, afin qu’avec les antres évôques d’Allemagne, unis de coeur et de conseil, et travaillant de toutes vos forces, tant par votre autorité pastorale, par votre prévoyance et par votre doctrine, que par les concours de vos autres coopérateurs dont l’intégrité de foi et de doctrine vous est connue, vous éloigniez de tous les fidèles conflésà vos soins, et surtout de tous les jeunes catholiques instruits dans les écoles, les dangers qui menacent d’ébranler leur foi, autant que vous le pourrez avec la grâce de Dieu, vous vous efforciez de les pénétrer tous et de les affermir dans l’obéissance et dans l’amour envers la sainte mère Eglise et envers le bienheureux Pierre sur qui le Christ Rédempteur a bâti son Eglise.
Mais comme ni celui qui plante, ni celui qui arrose n’est rien, et que c’est Dieu seul qui donne l'accroissement, élevons nuit et jour nos mains vers Dieu, d’où nous viendra le secours; implorons l’intercession de l’immaculée Vierge, Mère de Dieu» du prince des apôtres, Pierre, de son coapôtre Paul et des autres saints de l’Eglise triomphante, afin que le Seigneur regarde son Eglise qui combat sur la terre au milieu de tant d’épreuves et de périls, qu’il la protège, qu’il l’augmente, et l’exalte de ses dons célestes; afin que ceux qui sont fermes dans la foi s’affermissent encore et grandissenten charité, et que les rameaux qui sont brisés soient de nouveau rattachés à l’arbre, et que tous ainsi réunis dans l’Eglise, Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine, parviennent à Dieu et trouvent en Dieu la paix et le salut éternel.
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AHn que Dieu vous accorde pour le troupeau qui vous est confié ce fruit de vos travaux et de votre vigilance, comme signe de la faveur divine et comme gage de notre particulière bienveillance, de toute l’affectien de Notre cœur, Nous vous accordons la Bénédiction apostolique, à vous vénérable Frère, et à tons les fidèles confiés à votre sollicitude.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 28 octobre de l’année
Et de Notre Pontifical la vingt-cinquième.
Pie IX, Pape.