‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 100 sur 180 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

à raffermissement des sociétés politiques. lie succès que l'Angleterre a obtenu par son gouvernement représentatif, a excité l'émulation des autres nations; et plusieurs politiques ont pensé qu'oÉi pouvait par la même voie, arriver également à la même puissance, quoique la puissance et la prospérité soient des choses trèsdistinctes. L'Angleterre a sans doute beaucoup plus de la première, que de la seconde.

Long-tems les villes de Mayence et de Strasbourg furent l'entrepôt des marchandises de Suisse et d'Italie et de celles de l'Inde,. arrivant par la Méditerranée ; mais lorsqu'on eut doublé le cap de Bonne-Espérance , le commerce ayant pris en Europe, une autre route, les Hollandais l'exercèrent du nord au midi; et Cologne fut substituée à Mayence et à Strasbourg qui perdirent ainsi les avantages de leur position. Néanmoins, comme il se fait encore dans ces deux villes, ainsi qu'à Dusseldorf et autres villes voisines du Rhin et des rivières affluentes , un commerce considérable' de commission, il importait beaucoup de lui donner de la facilité dans la paix et de plus fortes garanties dans la guerre. Le moyen le plus sûr d'y parvenir était d'étendre, autant que possible, à tout le continent, ou du moins à tous les peuples d'Allemagne, par une législation générale , le bienfait de la navi-

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gation intérieure. Cette vue appartient au perfectionnement deraclministration, et à cet esprit de sociabilité qui tend à rapprocher tous les peuples par des intérêts communs.

Le gouvernement français , à diverses époques de la révolution, voyant son pavillon exclus des mers , chercha à s'emparer de la navigation interne du continent ; ce qui secondait d'ailleurs ses projets d'envahissement. Dans cette intention , il jeta les fondemens de son système fluvial; système dont la mise en activité avec des intentions bienfaisantes, appartient bien plutôt à l'article 5 patent , et à l'article 3 secret du traité de Paris de i8f4. Ce traité renfermant des dispositions relatives à la navigation du Rhin et de l'Escaut; le .comité des kuit^ dans sa séance du i4 décembre, nomma une commission dont les membres furent choisis parmi les puissances le plus directement intéressées à la libre navigation intérieure , sauf à y faire concourir , dans la suite, les envoyés des états qui, comme les Pays- Bas et les grandes villes de commerce, pouvaient avoir des moti& particuliers d'intervenir dans les délibérations. Les riiembres de la commission furent pour l'Angleterre , lord. Clancarty; pour la France, M. de Dalberg; pour la Prusse, M. dé Humboldt; et pour l'Autriche, le baron de Wessenberg.

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