LIVRE.QU A.TORZIÈME. SiSq
server, soit pour la défense de la place, soit pour l'utilité du commerce.
Dans la conférence du ^^ mars qui termina le travail de la commission ^ on lut : i^ les neuf articles sur la navigation des fleuves et rivières en général ; 2° le rapport à faire au comité des huit puissances sur les travaux de la commission; 3^ les trente-deux articles arrêtés touchant la navigation du Rhin ; 4^' les sept articles concernant la navigation du Mein, du Necker, de la Moselle, de la Meuse et de l'Escaut. Ces rapports et articles obtinrent l'approbation du comité des huit puissances. C'était un grand pas vers la liberté générale de la navigation des fleuves et des rivières. La mise a exécution du système de navigation intérieure, qui offrait de si grandes difficultés, suffirait pour assurer au Congrès la reconnaissance des peuples appelés à jouir de tous les avantages du nouveau système fluvial.
Quelques personnes ont regretté que le Congrès n'eût pas établi une commission pour consacrer également les principes de la navigation maritime. Mais d'abord, un pareil travail ne pouvait se déduire d'aucun article du traité de Paris, et la légation anglaise n'eût pas consenti à ce qu'il fût entrepris. On doit se pénétrer du principe qu'il n'y a, et n'y aura jamais de similitude II. 19
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entre la navigatioti intérieure et la navigation des mers. La première est susceptible de régletnens fixes, parce qu'il est aisé d'en surveiller la police et de punir les délinquant, tandis que sur mer, une foule de prévarications échappent à la surveillance: là les nations se trouvent, suivant leur position de paix ou de guerre, jetées dans une conduite et des systèmes opposés. Entre les belligérans et les neutres, tour à tour la sûreté et l'indépendance se combattent; et tandis que celle-ci s'indigne. de toute entrave, la première se croit obligée de les multiplier. C'est le choc alternatif de ces deux principes qui em«^ péchera qu'il puisse y avoir sur mer, une législation aussi précise et aussi régulière que celle adoptée sur terre pour la navigation intérieure^ d'autant plus que les opinions et Tintérét de la puissance dominante sur mer, ne seront jamais ceux des puissances inférieures.
Les descendans de ces fiers Germains, souvent recueil de la puissance romaine et de celle de Charlemagne, avaient presque subi le joug au commencement du dix- neuvième siècle. La violence, l'artifice et l'erreur y contribuèrent beaucoup ; mais il faut convenir aussi que les armées françaises ne trouvèrent pas toujours de grands obstacles à leurs succès. Plusieurs états de l'empire, tels que la Prusse et l'Autriche, avaient