‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 103 sur 180 · LIVRE QUATORZIEME. 29I · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIEME. 29I

bien un système de défense; mais rAUemagrie, comme état , n'en avait pas. Son principal rempart était le Rhin. Une fois franchi ( et cette opération était devenue familière ), rien n'arrêtait plus la marche d'une armée supérieure en nombre et conduite par des généraux hardis. Le nouvel .équilibre appliqué à l'Allemagne par le Congrès , donnait plus de concentration et d'adhésion à ses parties ; mais il lui manquait une frontière militaire et une enveloppe de forteresses qui servissent d'appui à la confédération, dans les guerres avec l'étranger. Dans cette vue , le prince de Hardenberg avait proposé, dans la séance du comité germanique du 20 octobre , qu'il fût formé un conseil spécial d'hommes expérimentés dans la guerre, pour discuter la constitution militaire de l'Allemagne, et arrêter un système de défense.

Le prince de Wrèdc se hâta de remettre le aa, au comité germanique , un projet concernant les objets sur lesquels le comité mihtaire aurait à délibérer. Après avoir discuté quelques questions sur U formation de l'armée de la confédération , sur son chef, sur les rapports des forces des [différens états ; et sur Pemploi des troupes et des forteresses dans une guerre offensive ou défensive , le prince de Wrède pensait qu'on ne pouvait disposer un système

^a . CONGRUES DE VIENNE.

complet de défense , avant d'avoir reçu des éclàircissemens sur les rapports politiques de la confédération allemande avec la Suisse et le royaume des Pays-Bas; qu'il convenait également de savoir quelles seraient les limites de l'état fédéral allemand au Nord , à l'Est et au Sud; et enfin quelles étaient les places fortes qui devaient entrer dans la ligne de défense et d'opérations, ou qui devraient être construites. Mais, comme ces diverses choses n'étaient pas assez avancées, pour pouvoir faire à cet égard des communications satisfaisantes au comité militaire, le prince de Wrède ne croyait pas qu'il pût être encore rassemblé. Cette opinion n'empêcha pas les plénipotentiaires de Hesse, des maisons de Saxe et de Nassau, d'adresser aux prerniers plénipotentiaires d'Autriche et de Prusse, une note, en date du a5 octobre, dans laquelle ils observaient que la ville de May ence ayant été en 1799, iSo5 et 1809, la principale place d'armes où s'était préparée l'invasion de l'Allemagne méridionale , ainsi qu'à d'autres époques connues , l'occupation de l'Allemagne septentrionale ; il s'ensuivait que la sûreté des états de la confédération , et de plusieurs états étrangers,, exigeait que la ville de Mayence ne fôt pas la propriété d'une seule puissance dont l'intérêt et les liaisons politiques pour-

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