LIVRE QUATORZIÈME. 3oi
dans les deux deraiers pays , et avait remis ceux d'Allemagne, à son fils aîné le duc Prosper qui avait été obligé de renoncer, pour lui et ses descendans , à tous ses droits de succession sur les l)iens de sa maison situés en France et dans la Belgique. Le duc Prosper avait été à son insu , déclaré membre de la confédération du Rbin : <c et avant ipéme , disait-il dans sa réclamation au « Congrès, qu'on connût encore l'acte de cette «t confédération , un chef de division au miuis- « tère des relations extérieures, l'avait signé en « son nom.» Depuis, pour sauver son existence politique de nouveau menacée, il avait été contraint de marchera la tête d'un régiment français, et même d'épouser une demoiselle Tâscher de la Pagerie, nièce de la première femmejde Napoléon; mariage^nnulé dans la suite, pour cause de violence, de la part de Napoléon, et défaut de cohabitation des époux. Après avoir fait la guerre dans la Poméranie suédoise, et dans le Holstein, le duc Prosper était passé en Espagne où il s'était conduit avec beaucoup de valeur. Fait prisonnier , il avait été conduit en Angleterre. Malgré tant de dévouement, un sénatus-consulte avait réuni a la France , la partie de l'Allemagne dans laquelle le bailliage de Meppen est enclavé , et le comté de Recklingshausen
3oa GOJfGRBS DU VIEIINE.
avait été transporté au grand •» duc de Berg, par un traité entre le secrétaire d'état du grand-duc et le ministre des affaires étrangères de France. Le duc Prosper, devenu duc d'Aremberg^ avait pour ces deux propriétés» obtenu de Napoléon une rente de ^40,7 1 a f. , mais qui était suspendue* Il réclamait du Congrès » la souveraineté de Recklingshausen ou celle du duché d'Âremberg; ou qu'au moins on lui payât la rente annuelle; car, dans cette position, il se trouve privé de ses biens saisis indemnité* Dans un nouveau mémoire du a3 avril iSiS» le duc d'Aremberg sollicitait d'être admis comme prince indépendant dans le pacte fédérafif germanique, en vertu de son duché d'Arémberg, puisque Recklingshausen et Mep-* pen venaient d'être donnés à la Prusse et 4 l'Hanovre. Voyant l'inutilité de ses démarches , il protesta, le 9 mai, pour la conservation de son immédiateté; mais le Congrès ne put satisfaire à ses réclamations; et Meppen fnt placé par l'acte du 9 juin, vis-à-vis de l'Hanovre, dans les relations qui seraient établies par la çonstîtU'* tion fédérative de l'Allemagne, à l'égard des états médiatisés*
Le prince d'Isenbourg s'était montré ouvertement pour Napoléon, et avait levé pour la France^ un régiment. Il avait été récompensé de