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son zèle par une augmentation de territoire , et par son admission dans la confédération du Rhin , comme prince souverain. Lors de l'entrée . des alliés dans la principauté d'Isenbourg, ce pays avait été mis sous le séquestre; et le prince s'était enfui en Suisse. Son épouse étant venue à Vienne, pendant le Congrès ,- civait obtenu la levée du séquestre; mais cette faveur momentanée n'ayant pas empêché le Congrès de disposer du pays d'Isenbourg par droit de conquête, la princesse réclama de nouveau contre cette mesure sévère, quoique justifiée par la conduite inconsidérée de son mari. Elle se prévalait dans son mémoire^ de ce que '< les puissances al« liées avaient prononcé trop hautement leur aver< sion contre de semblables mesures exercées par l'oppresseur de l'Europe, pour que l'on pût croire qu'elles voulussent agir d'après des principes qu'elles venaient de combattre ; r intention defUr nit des erreurs politiques ne pouvant , suivant elle , subsister après la publication de, Vam* nistieet de V oubli du p€issé. » Les trop nombreux reproches faits au prince d'Isenbourg ne permirent pas que la réclamation fut accueillie; et le pays d'Isenbourg, assigné d'abord à l'empereur d'Autriche, passa ensuite sous la souveraineté du grand-duc de Hesse-Darmstadt, dans la, catégorie des états médiatisés. Les comtes d'Isen-»
3o4 CONGRÈS DE VIENNE.
bourg-Budingen (i), branche des princes dlsenbourg, sur le bruit qu'ils allaient tomber sous la dépendance du chef de leur maison , au* quel ils n'obéissaient que depuis 1806, s'adressèrent au Congrès , en déclarant : « qu'ils préféraient appartenir à tout autre état quelconque, plutôt que d'être plus long-tems soumis à la branche aînée de leur maison. » Pour justifier leur répugiiance , ils disaient qu'avant 1 806 , les diverses contributions annuelles des sujets de la branche d'Isenbourg - Bûdiugen , ne s'élevaient pas à 5,000 florins, et que, pendant les huit années qu'avait duré la confédération du Rhin, ils avaient payé au prince d'Isenbourg seulement, en contributions directes, plus de 1 55,000 florins. Les comtes d'Isenbourg citaient à la charge du chef de leur maison, plusieurs autres faits graves qui prouvaient que le joug des parens est quelquefois plus dur que celui de l'étranger. Us obtinrent la satisfaction qu'ils desiraient; et le prince d'Isenbourg ayant passé sous la domination de Hesse*Darmstadt, ils suivirent sa condition , mais sans dépendre aucunement de lui.
(i) La maison d'Isenbourg qui tire son nom du château d'Isenbourg dans la Vétéravie, descend de Henri, comte dlsenbourg, mort en 1290.