‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 117 sur 180 · LIVRE QUINZIÈME. 3'i · texte numérisé non relu

LIVRE QUINZIÈME. 3'i

l'Europe ne pourraient admettre sans renoncer de fait à leur indépendance; et qui, quand même il serait admis généralement^ ne le serait jamais au-delà des Pyrénées. » D'après ces raisons , le plénipotentiaire espagnol refusait son adhésion à l'acte du c^ juin* L'Espagne eût pu prendre un terme moyen , qui eut été d'y adhérer, en faisant une réserve au sujet de Parme , et de négocier sur ce point. Il n'était point de l'intérêt, ni du rang de la cour de Madrid qui avait tant besoin des autres puissances, de se trouver exclue de toute participation à un acte annexé en dépit d'elle, au droit public de l'Europe.

Le prince de Metternich, père, le comte de Stadion-Tanhausen, et les fondés de pouvoir de la princesse dé Linange , des maisons de Hohenlohe, de Lœvenstein, de Schwartzeuberg, de Windisgrœtz , de Sinzendorf , de Wied, de Salm, de Bentheim , de Wittgenstein , d'Isenbourg ^ d'Erbach, de Rechteren , de Castell ^ de Schoenborn , de Wiesentlieid, d'Ortembourg , de Waldbourg , de Koenigscek , de Schoenbourg et de Terring, firent une protestation portant « que les rapports dans lesquels ils se trouvaient, les obligeaient de se soumettre pour le présent à la force des circonstances ,' relativement à la norme que l'acte constitutionnel avait établie pour leur

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condition future ; mais qu'ils croyaient de leur devoir de protester devant Tauguste Congrès, et en face de l'univers , pour eux, leurs successeurs et sujets; et de se réserver pour tous les tems à venir, la plénitude de leurs droits et prérogatives, tels qu'ils les avaient légalement possédés en i8o5; ne pouvant et ne voulant consentir qu'aux sacrifices qui , étant le résultat de transactions libres, pourraient seuls légitimer quelque changement dans leurs droits anciens et garantis; qu'en conséquence ils se réservaient de réclamer à la prochaine diète, et dans toutes les occasions qui se présenteraient , la totalité de leurs droits. Cette résolution a été exécutée.

Dans une protestation du i4 juin , le cardinal Consalvi comme protecteur des intérêts du clergé, disait «qu'il n'avait pas seulement été chargé d'agir au Congrès , pour le recouvrement des domaines de l'église de Rome, mais encore, pour que les églises d'Allemagne et le saint-siége apostolique ne reçussent aucun dommage dans leurs droits , immunités, privilèges et biens; qu'ainsi il croyait de son devoir, conformément à ce qui avait été pratiqué au Congrès de Munster par le nonce Fabio Chîgi , de protester contre toutes les dispositions qui auraient été maintenues ou éta-

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