‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 116 sur 180 · LIVRE QUINZIÈME. 3a f · texte numérisé non relu

LIVRE QUINZIÈME. 3a f

Russie et de Prusse étaient décidés à terminer leurs travaux, et en même tems pour être instruit de ce qui avait été irrévocablement arrêté entre eux , sur les droits du ci-devant roi d'Étrurie , comme sur l'invitation pressante faite à FEspagne, de rendre Olivença au Portugal.

En réponse , , le chevalier Labrador transmit, le lendemain 5 juin, au président du Congrès, prince de Metternich, une note amère dans laquelle il disait, au sujet d'Olivença, « que les plénipotentiaires des puissances ne s'en étaient sans doute occupés que par erreur^ puisqu^il n'appartenait pas au Congrès de Vienne tout entier, et moins encore à une fraction quelconque du même , de prendre- aucune connaissance de ce point. »

Le chevalier Labrador ajoutait , « que tout ce qu'il pouvait faire par considération pour les puissances dont les plénipotentiaires avaient conféré avec lui, était, au sujet du traité dont on lui donnait communication , d'en référer à sa cour ; et qu'en attendant , il ne pouvait pas le signer : i® parce que ses instructions lui défendaient de signer, aucune convention contraire à la restitution immédiate et totale des trois duchés de Parme, Plaisance et Guastalla;

2** Parce que le roi d'Espagne ayant demandé à l'Autriche, en son propre nom, la restitution II. :ii

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de la Toscane^ etsubsidiairemeritcelliQâfe/'âr/Tie; et son ministre ayant été admis au Congrès, sur le pied des plénipotentiaires des autres puissances signataires du traité de Paris; les plénipotentiaires d'Autriche, de Russie, de la Grande-Bretagne, de France et de Prusse, n*avaient pu légitimement arrêter le sort de la Toscane et de Parme, sans son intervention ; et que pourtant on l'avait invité à paraître , que pour entendre passivement ce que les puissances médiatrices avaient arrêté irrévocablement avec l'autre partie , après l'avoir même rédigé déjà en traité déânitif ;

3** Parce qu'il n'y avait dans le très*grand nombre d'articles dont le traité du 9 juin était composé, qu'un petit nombre dont on eût fait le rapport dans les séances des plénipotentiaires des huU puissances signataires du traité de Paris; et que comme tous ces plénipotentiaires étaient égaux , que les puissances qu'ils représentaient étaient toutes aussi indépendantes ; on ne pouvait reconnaître à une partie d'entr'eux , le droit: de discuter et d'arrêter, et aux autres , celui seule* ment de signer ou de refuser leur signature, sans un oubli manifeste des formes les plus essentielles, sans la plus criante violation de tous les principes, et sans l'introduction d'un nouveau droit des gens que les puissances de

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