‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 132 sur 180 · LIVRE SETZlàlME · texte numérisé non relu

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gratuitement ^ue cette modification avait été adoptée par les 3utres cours, comme si les déclarations les plus authentiques n'eussent pas démenti cette induction.

Quant à l'intégrité du territoire, les instructions observaient qu'elle ne pouvait être menacée , puisque la guerre n'avait été déclarée qu'à Bonaparte seul; et qu'il importait à l'équilibre de l'Europe, que la France conservât au moins les limites que le traité de Paris lui avait assignées. La sûreté et l'inviolabilité de Bonaparte hors du territoire français, devaient être formellement stipulées par les plénipotentiaires. Les instructions tracées avec une confiance qui tenait à de l'aveuglement , s'exprimaient ainsi à l'égard des^ souverains alliés :

a Indépendamment des considérations géné- « raies qRe MM. lès plénipotentiaires auront à « faire valoir envers les souverains alliés indis- « tinctement ; ils jugeront d'eux-mêmes, la diver- « site des raisonnemens dont ils auront à faire (c usage séparément auprès des divers cabinets. «Les intérêts de l'Angleterre, de l'Autriche, « de la Russie et de la Prusse , n'étant pas les « mêmes; c'est sous des points de vue diffé- « rens qu'il conviendra de faire envisager à « chacun de ces cabinets , les avantages que « peut leur présenter respectivement le nouvel

« ordre de choses qui vient de s'établir en « France. Toutes les puissances* y trouveront la a garantie de la conservation de ce qu'elles poste sèdent, soit en territoire, soit en influence. Avec «ces avantages généraux, quelques puissances « doivent rencontrer encore des avantages partiel culiers. L'Autriche pourrait bien ne pas voir avec « plaisir, le rétablissement sur le trône de France « d'une branche de la dynastie des Bourbons , « tandis qu'une autre branche de la même maice son remonte sur le trône de Naples. A cette « circonstance qui tient à la politique du cabinet « autrichien , il se peut que l'affection de fa- « mille vienne donner quelque appuî : il se peut « que la tendresse de S. M. l'empereur d'Au- (( triche pour son petit-fils, le porte à ne pas « l'enlever aux grandes destinées qui lui sont « offertes : il se peut que le cabinet autrichien « aperçoive dans ce li|en de parenté, un moyen « de fortifier la cause de la nation française ; et, « qu'effrayé de l'agrandissement de la Russie et ce de la Prusse dont l'alliance lui pèse sans dotite, « il saisisse l'occasion d'un rapprochement utile « avec la France , pour avoir en elle au besoin , « un puissant auxiliaire contre ces deux gou- « vernemens.

« D'autres raisons se présenteraient pour « ramener vers nous le cabinet de Pétersbourg.

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