‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 134 sur 180 · LIVRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEIZIÈME

roi de Saxe ou le duc d Orléans. Ce dernier était porté contre son gré, par un parti composé de militaires et de députés.

Ces instructions reposaient sur des notions inexactes des sentimens des monarques alliés, et supposaient l'existence ou la renaissance d^ ce faux système de jalousie qui, après avoir plus d'une fois égaré les grandes puissances , avait fait place à un concert sincère , et au sentiment d'une préservation commune. L'empereur François I n'attachait aucun prix à l'élévation du fils de Bonaparte, fruit équivoque d'une union peu flatteuse , et qui n'aurait eu d'autre effet que de faire de l'Autriche, une alliée servile delà France. L'empereur Alexandre, quoique épris des plus nobles sentimens, n'avait nul attrait pour les opinipns libérales , et était bien éloigné d'être indifférent aux destinées de la maison de Bourbon.

La Prusse avait eu trop à se plaindre de Bonaparte, pour qu*elle cédât en sa faveur, â des raisonnemens captieux, ou à des intérêts fictifs. L'honneur, la prudence, l'affection, l'enchaînaient à ses co-alliés ; et c'était une grande erreur que de croire que l'alliance fût pour aucun d'eui , un poids pesant , ou un nœud dissoluble.

La restriction dont le prince-régent d'Angleterre avait accompagné la ratification du traité 11. a4

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du 25 mars, n'était qu'une légère condescendance pour l'opposition parlementaire ; mais , dans la réalité, ce prince et son cabinet étaient toujiôurs (avc^ables à Louis XYIII. Ceux qui dominaient moment^iiiément en France , feignaient d'ignorer que la légitimité^ indépei^damment de tout autre motif, était devenue le point fondamental de la doctrine des cabinets.

Les plénipotentiaires de la commission de gouvernement s'étant rendus d'abord au quartier-général du maréchal Blucher, pour solliciter un armistice; le premier aide-de-camp de ce général, Nostitz, leur avait déclaré que cet armistice ne pouvait être accordé que dans le cas où les Français remettraient à l'armée prussienne, Met^, Thionville, Méwères, Maubeugc et Sarre-Louis. Les plénipotentiaires firent des objcclions; mais le maréchal Blucher persista, en disant que de très-grands avantages pouvaient settls le décider à prendre sur lui^ d'accorder un armistice , tant que le but principal de la guerre ne serait pas atteint.

Les plénipotentiaires s'étant reconnus sans pouvoirs pour accepter des conditions aussi rigoureuses, Blucher leur fit dire que lui et le duc de Wellington, étaient disposés à recevoir à l^ur quartier-général, des commissaires autorisés pour la négociation particulière d'u» armistice. Ce-

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