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pendant, les plénipotentiaires ayant obtenu des passe-ports pour le quartier-général du feld-^maréchal Barclay de ToUy qui se trouvait à^Kityser- Lautern ; celui-^i consentit à leur départ pom* Haguehau où se trouvaient les^ souverains alliés et leurs ministres : Barclay fut blâmé de ceCie * condescendance.
Arrivés à Haguenau , Içs plénipotentiaires solli* citeiA une audience des souverains, qui la refusent. ,On se bWrne à leur adresser pour les entendre, le général Walmoden pour l'Autriche ^ le comte Capo-dlstria pour la Russie , :et le gé> uéral Knesebeck pour la Prusse. L'ambassadeur <l'Angleterre, lordStewart, qui manquait de pouvoirs pour cette négociation, fut invité à assister à Tentrevue, mais sans caractère officiels Çe^lord ayant commencé par élever des doutes sur la légitimité de la chambre convoquée par Qonâr parte, La Fayette lui répond « qu'il s'étonnait qu'un homme d'état d'Angleterre ignorât que le pouvoir d'une assemblée nationale dérivait plu^ toi des électeurs que de celui qui la convoquait. » Cette réponse. qui eut pu être fondée dans une république où le peuple est tout , ici n'était pas exacte, s'agissant d'une monarchie dans laquelle aucune assemblée ne pouvait avoir lieu sans l'autorité du souverain. Il ne suffit pas que II* î^4.
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réksetioti émane du peuple^ il ÙM. qu'il soit hégaiement convoqué.
Les {>léi»potentiairei& ayant avancé qu'il n^ avait rien <le préjugé conceniaDt le chef que la nation française se donnerait, lord Stewart éait t^>sepver, le Journal qff/ioièl à la jnaain, que cette assertion n'était pas conforme àk vérité, puis*qu'un» proolamatîou de la comnnsiion du igouvemement indiquait ^que le roi de Rt^me était ^ à la tête de € empire.^-» Interpellés en vertu^e quel droit la. nation française prétendait expuU ser son roi légitimé, et s'en donner un auti>e^ les plénipotentiaires citent ^exemple de rAngîe* terre elle-même. Ils dédarent aussi et repentent, qu'à défaut du fils de Bonaparte , la nation Ërançaise pourrait accepter le roi der Saxe, et ensuite un duc français. Ces réponses ayant été rapportées aux monarques s^lliâi , ies génét^aux Walmoden, de Knesebeck, et le comte Câpod'Istria transmettent aux plénipotentiaires une note, laquelle portait « que l'Autriche, la Prussip « et la Russie, ne poirvaient présentement ea^ «r trer dans aucune négociation ; et qtie )e^ ce cabinets se réuniraient aussitôt qu^l serait « possible ; mais que ces trois puissances rec< gardaient comme condition essentielle de la « paix et d'une véritable tranquillité, que Napo^
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« léon Bonaparte fût mis hors djétat de troubler « à Tavenir le repos de la France et de l'Europe: « que même, d'après les événemens survenus au (c mois de mars dernier, les puissances exigeaient «c que Bonaparte /ui remis à leur garde. » Après cette notification, les plénipotentiaires français eurent ordre de quitter Haguenau : ils partirent sous l'escorte d'un officier, et ne furent de retour à Paris, que le 5 juillet. Leur erreur fut grande de croire que les monarques alliés leur reconnaîtraient un caractère diplomatique avec des pouvoirs suffisans pour négocier, quand leurs pouvoirs ne dérivaient que d'un gouvernement méconnu.
La cris.e se développant avec une extrême rapidité , et les ennemis se portant sur Paris dont le pillage paraissait flatter la cupidité et la vengeance du soldat, la commission du gouvernement adressa en qualité de commissaires, MB^. Andréossi, Boissy-d'Anglas, de Valence, Flaugergues et la Besnardière, au duc de Wellington pour traiter d'un armistice. Leurs instructions datées du 27 juin, portaient en substance: « que les conditions pour un armistice proposées par le maréchal Blucher, étaient exorbitantes, et ne pouvaient être acceptées en entier ; que néanmoins la commission . du gouvernement ne se retranchait pas dans un refus absolu d'entrer
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en discussion sur un arrangement dont lés conditions ne dépasseraient pas les bornes tracées p8tr le véritable intérêt public : que si , pour arriver à ce résultat , il fallait se résoudre à la cession d'une place lorte, cette cession ne devait avoir lieu qu'autant qu'elle garantiraitim armistice qui se prolongerait jusqu'à la conclusion de bi paix, et pourvu encore que les troupes étranges n'approchassent pas à plus de vingt lieues de Paris, ou d'une ligne tracée entre Id Somme et l'Oise. » Les commissaires devaient stipuler encore que les ennemis ne lèveraient pas de contributions extraordinaires. C'était trop présumer de leur générosité.
Le chef de la commission dn; gouvernement, Fouehé, dans une lettre particulière adressée au duc de Wellington , faisait avec adulation, l'éloge du vainqueur de Masséna, de Marmont, de Victor, de Jourdan , de Soult et de Bonaparte , quoique ce langage fût peu flatteur pour la nation française. « Vous venez, lui disait Fouché, d'a- <t grandir votre nom par de nouvelles victoires « remportées sur les Français. » Le maréchal-duc de Wellington, dont le quartier-général était déjà à six lieues de Paris, reçut, le a8 juin , les commissaires français auxquels il fit part d'une lettre qu'il venait de recevoir des ftwiiistres de Russie et d'Autriche. Par cette lettre, leurs
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souverains l'iimiaierït à presser les opérations de la guerre, et lui déclaraient que, si quelque armistice était accordé par lui ou par le maréchal Blucher, les mêmes souverains ne le regarderaient pas comme devant suspendre la marche de leurs armées* Wellington témoigna aussi aux commissaire», que le maréchal Blucher avait un grand éloigrvement pour tout ce qui arrêterait ses opérations; et que s'il ne pouvait l'amener à partager son opinion pour un armistice, il ne saurait se dispenser d'appuyer ses mouvemens. La demande pour Bonaparte, de sa libre sortie de France, avec transmission du trône à son fils, ayant été présentée à Wellington comme moyen de conciliation; ce général dit aux commissaires « que comme individu , mais croyant cependant que son opinion pourrait être prise en consi* dération , il pensait que , sous le règne de Napoléon II, l'Europe ne pourrait jouir d'aucune sécurité, et la France d'aucun calme ;...... Que si
pourtant le souverain choisi était dans le cas- par la nature même de sa situation , di'alarmer la tranquillité de l'Europe, en mettant en problème celle de la France , il était indispensable que les puissances alliées cherchassent des ga< ranties» dans des cessions de territoire ; qu'une seule personne, Louis XYIII, lui semblait réunir toutes les conditions qui entpêcheraient l'Europe
de demander de semblables garanties ; que déjà il se trouvait à Cambrai ; que le Quesnoy lui avait ouvert ses portes, et que d'autres villes étaient en son pouvoir. »
Les commissaires, et plus particulièrement Valence et Flaugergues, ayant témoigné qu'ils préféreraient un autre prince français, bien que celui dont ils parlaient, eût témoigné ne vouloir rien faire de contraire aux droits de la légitimité; le duc de Wellington répartit « que ce « prince ne serait tout au plus qu'un usurpa- « teur bien né »; et il finit par déclarer que les alliés ne pouvaient reconnaître d'autre roi que Louis XVIII; que l'indécision qui régnait même à cet égard parmi les commissaires, justifiait l'emploi de la force armée; que d'ailleurs le maréchal Blucher paraissait décidé à ne point suspendre les hostilités.
Les commissaires étant retournés à Paris , sans avoir pu remplir l'objet de leur mission, Fouché écrivit , tant au duc de Wellington , qu'au maréchal Blucher, la lettre suivante qui met à découvert le but qu'il se proposait : « Je dois parler « franchement à Votre Altesse. Notre état légal « qui a la double sanction du peuple et des deux « chambres, est celui d'un gouvernement oà le ^^ petit-fils de V empereur d'Autriche est le chef « de Vétat. Nous ne pouvons songer à changer