‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 152 sur 180 · LIVRE DIX^S|Dt»TIÈMC · texte numérisé non relu

LIVRE DIX^S|Dt»TIÈMC

étaient les épouses de Bertrand et de Monthoîoû : leurs eofans et les gens dti service représentaient le peuple français. L'amiral n'ayant donné à Bonaparte, d'après ses instructions, que le titre de général^ le mécontentettieiit du prétendu Empereur fat extrême; et il fit passer des notes améres à l'amiral qui répondit ironiquemeaC «s qu'il n'avait pas entendu dire qu'aucun (c Empereur voyageât en ce moment. »

Le gouverneur de l'île, le colonel sir Hudson- Lowe et les commîsSisiires (f) nommés par la France, l'Autriche et la Russie, étant arrivés à Sainte-Hélène le 17 juin 181 6, des précautions plus sévères furent prises à l'égard de l'exilé, à cause de la grande responsabilité qui pesait sur la tête de eeux à qui il était confié , et principalement sur celle du gouverneur. Ce dernier, attaché dans ta campagne de iSi^? au quartier* général ^'une des armées alliées, avait eu une correspondance avec son gouvernement; et ce qui en avait été publié, ainsi que sa nomination, Élisait présumer honorablement de son caract^e. Sur la transmission faite à Bonaparte du traité qui le constituait prisonnier des monar-

(i) L.CS commissaires étaient le baron Sturmer pour rAutriche, le marquis de Montchenu pour la France, et le cMtite Balmaitt pour la iRussie.

4a4 CONGRÈS DE VIEWITE.

ques alliés , le détenu irrité chargea Montholon de répondre , « qji^après avoir abdiqué « en faveur de son fils , il s'était retiré i)0' « lontairement en Angleterre ^ pour y vivre sous a la protection de ses lois ; Que la convention m du 1 août conclue quinze jours après que « l'empereur était venu en Angleterre y ne poua vait avoir aucun effets etc. » Bonaparte ajoutait que l'Autriche ni la Russie n'avaient aucun pouvoir sur lui; et^ pour le prouver, il rappelait les rapports qu'il avait eus avec les souverains de ces pays, lesquels, suivant lui , lui devaient une grande reconnaissance pour ses procédés généreux dans le coursée ses guerres, quoiqu'il fût permis de contester la réalité de ces généreux procédés, quand on songe aux dévastations ordonnées , aux contributions imposées et aux provinces arrachées par la force et l'injustice;. Bonaparte nourseulement repoussait le titre de général , il se refusait à garder Vincognito y alléguant , que lors des négociations de 1806 avec l'Angleterre, la cour de Londres l'avait reconnu comme empereur, ainsi que dans la négociation de i8i4î d'après les termes de V ultimatum présenté par les alliés lors du congrès de Châtillon, et signé par le plénipotentiaire anglais, lord Castlereagh.

Le gouverneur ayant persisté , d'après scsius-*

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