‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 22 sur 180 · LIVRE NEUVIEME. Sg · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIEME. Sg

entière' pour Fauguste maison de Brandebourg ? » Le député de Berne concluait en déclarant « que les prétentions territoriales de Berne se réduisaient à TArgovie bernoise , et à des restitutions pécuniaires à l'égard du pays de Vaud, etc. » Ce discours prononcé avec gravité par un homme estimable, produisit, dans le moment, un effet remarquable; et le résultat en eût été plus conforme sans doute aux désirs de Berne, si les engagemens généraux pris avec les 19 cantons compris dans l'acte de médiation , ' n'eussent rendu très-difficile l'abolition de cet acte.

M. de Zerleder présenta un autre mémoire dont les conclusions étaient : « Que si l'état territorial actuel des 19 cantons était confirmé, il fut ajouté dans la déclaration à ce sujet : Que c était sans préjudice du droit des cantons y défaire les chan^ gemens territoriaux quils jugeraient leur être ui^antageuXy et qui auraient lieu du consenterrienu des parties. » Cette demande ne fut point agréée.

Le député du canton de Vaud, Laharpe, et celui d'Argovie, Rengger, ayant été introduits dans le comité suisse , combattirent les réclamations de Berne. Tout en avouant les torts de la révolution , et même les vices de l'acte de médiation, ils dirent que les maux, qui en étaient découlés, étaient irréparables; que les idées modernes avaient circulé jusque dans les

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hameaux de la Suisse; que ceux qui étaient devenus libred, et formant des cantons ^ ne consentiraient jamais à rentrer aous la loi d'autres cantons; enfin ^ que le système unitaire ou de concentration de gouvernement, ne convenait point aux Suisses, qui aimaient à suivre l'admi* nisrtration , et à se rapprocher d'elle.

Lord Stewart ayant manifesté son extrême surprise dû ce que Bengger se permettait de dire au comité que son canton ne se soumettrait que par force, à toute décision qui porttHrait at* teinte à son intégrité territoriale; ce député s'excusa en se rejetant sur les dispositions du peuple de ce canton^et sur la forme populaire de sa constitution^ d'après lesquelles, suivant lui» le gouvernement seul ne serait pas en état de mettre à exécution une pareille décision. Mais ce penchant à la résistance, qui tenait à Tesprit révolutionnaire , et dont les brouillons savent tant se prévaloir pour intimider, n'était nuU^ ment dangereux, si on songe à la faiblesse des moyens de l'Argovie; et si ce canton ne fut pas rendu à celui de Berne , ce fut par d'autres mo* tifs que ceu je qu'inspiraient ses dispositions à Ui résistance.

Les communes du Val-de-Moutîers (i) firent

(i) Grande vallée de 1 evêché de Bâle, dont la population est de 6000 âmes.

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