LIVRE NBUVIÈHE
charge de^ au^es cantons , à l'exception de ceux de Berne et de Zurich.
L'article Vill statuait qu'il serait payé une indemnité aux propriétaires de iods; et pour évi« ter tout dif]fére|it à ce sujet, entre Berne et le eanton de Vaud, une âammè d^ Soo^ooo livres de, Suisse devait être payée par le second^ pour être répartie entre les Bernois ^ propriétaires de Iods, etc* «
La diète dû Zurich ayant reçu, le 3 avril, la précédente dédara^on, se hâta de l'envoyer aux différens cantons; et chacun de ceux-ci ayant fait parvenir successivement sa décision , la diète arrêta, dans la séance du 27 mai, « Que la déclaration du Congrès de Vienne du 20 mars 181 5 était acceptée par la confédération helvétique, qui promettait que les stipulations qu'elle renfermait, seraient fidèlement observées.» La diète professait une gratitude éternelle pour les hautes puissances qui, par cette déclaration, rendaient à la Suisse d'anciennes et importantes frontières, réunissaient trois nouveaux cantons à la confédération , et lui garantissaient une neutralité permanente. Il faut, en effet, reconnaître que le Congrès n'eut d'autre vue que de pacifier la Suisse au-dedans, et de la protéger au-dehors. Quelques politiques ont regretté que le Congrès n'eût pas affilié la confédération suisse à celle de
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l'Alleniagne; mais la réunion de ces deux associations eût singulièrement compliqué le système de Tune et de l'autre. Indépendamment de ce motif, le caractère extérieur de la confédération helvétique est une neutralité perpétuelle ^ la* quelle est incompatible avec la position des états confédérés allemands, plus susceptibles d'être jetés dans des guerres étrangères. Les cantons^ par leur neutralité , si elle est maintenue , servent autant rAUemagne, que s'ils fussent entrés dans la confédération germanique.