‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 42 sur 180 · LIVRE DIXIEME. I · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIEME. I

Parme et à toute souveraineté , il ne s*y opposerait pas, et laisserait aux puissances le soin de satisfaire aux justes prétentions qu'elle pourrait avoir. En conséquence, le baron de Wessenberg reçut Tordre de ne plus assister aux conférences pour l'affaire de Parme, afin de ne point gêner par sa présence la libre opinion des autres ministres.

Le prince de Metternich répondit plus spécialement au projet présenté par la France et l'Espagne , que l'empereur consentait que sa fille abandonnât le duché de Parme , à l'exception de Plaisance qui resterait unie aux possessions autrichiennes d'Italie, parce que cette ville offrait une position militaire fort importante. Mais la cour de Madrid rejetait tout démembrement, et ne voulait se désister de ses prétentions sur Parme, Plaisance et Guastalle^ qu'à condition qu'on remplacerait ce qui en serait distrait , par un équivalent en Italie. Or, il n'y avait point de "territoire vacant, à l'exception de Lucques et des légations de Ferrare, de Rs^venne et de Bologne, ancien patrimoine du saint-siége; d'ailleurs, la reine d'Étrurie avait ouvertement annoncé qu'elle n'accepterait rien des trois légations, sa conscience ne la laissant point libre à cet égard. Ainsi la première négociation pour la cession de Parmeà la reine d'Étrurie et à son fils, fut sans effet.

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. Cependant, le traité du 1 1 avril» qui assignait le duché de Parni0 en propriété héréditaire ^ à l'archiduchesse Marie-Louise, et à son fils, ayant été déclaré nUl par le Gpngrès , lors de la descente de Bonaparte en France^ le plénipotentiaire espagnol se prévalut de cette décision pour revenir k la charge, et réclamer encore le duché de Parrae pour l'infant don Charles- Louis, d'autant plu9 que 1^ états d'Italie insistaient presque tous pour l'éloignement du fils de Bonaparte , comme pouvant introduire au mi«> lieu d'eux une dynastie ennemie de leur repos, et former même de dangereuses prétentions^. Le chevalier Labrador adressa donc, le 4 avril 1 8 1 5> au prince de Metterhicb, une autre note dans laquelle il demandait «que les états de Pamie, Plaisance et Guastalle, occupés miKtaireroent par ie$ troupes autrichiennes , fussent remis sans délai à leur souverain l'infant don Charles-Louis, roi dÉtrurie » : ajoutant <^ que , quoi- « que ce prince eût d'autres droits à réclamer^ tf son plénipotentiaire devait se bQrnér,'pour lé « moment, à exiger Ja restitution des états hé- « réditaires de fa Maj^tsté ^ comxA^ une oonsé- <K quence immédiate de la déclaration du Gon- «. grès dans la séance dui3 mars;. ..Que, par cette <K déclaration , les pqisQan^es signataires du traité « de Paris, et dont quelques-unes l'avaient été

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