‹ Histoire du Congrès de Vienne (volume 3)Chapitre 41 sur 180 · LIVRE DIXIÈME. IO · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME. IO

térêts du grand -duc, frèi^e de I^rançois I. Le plénipotentiaire fraxlçaîs, le comte Alexis de Noailles, en consentant que le grahd'^duc gardât le patrimoine de sa famille, qu'il paraissait fort difficile de lui contester, insistait pour qu'un nouveau litre de possession ou une nouvelle investiture de la Toscane, Ini fussent coiîférés. La France se flattait qu'en paraissant accorder ce pays à l'archiduc Ferdinand, elle obtieiidrâit de la cour de Vienne , des concessions eh faveur de Finfatit de Parrme et dû r6î FeWinahd IV principalement. Maiô le plébipoteùrtiair e toscfan rejeter la proposition d*uû nouveau titre, attendu que la souveraineté et la pi^opf'iété de la Toscane^ atâient été conférées à la triaiàôn de Lbït^âiHé, par le traité de Vienne de 1^38, en échange* du dû<ihé de Lorraine, avec garantie de la plupart des gtandés puissâdces de l'Europe; et qtï'ainsi la réihtégratiôh dé l'archiduc Ferdinatid n'était poiùt uUé faveur nouvelle, mais l'exécution d'une ofcligatioto solennelle de la part de la France qui, ^ossédarit là LtJftaine, devait main-" tenir Técharige ou restituer cette province. Ce tkiiriiétre sdùtehâil cpie la possession de Itf Tôsléatié f>ar la maison de Lorrài'né-^Autriche,n'à^ vâit ptf dcfVetafir liti^îéùié p^r Vettël d'actes tidà libretnént consentis et éveriifs de^ garantie^ les plus absolues; qu'enfin l'expédient des titrés nouveaux, représenté comme propre à affermir

lo8 CONGIIÈS DE VlEIfWE.

la propriété et à assurer la légitimité, était bien plus propre à les atténuer; qu'ainsi le souverain de la Toscane ne pouvait s y soumettre, sans compromettre ses droits anciens et héréditaires. Tout cela était sans réplique; et les plénipotentiaires français et espagnol vaincus sur ce point , se réduisirent à solliciter le duché de Parme, ainsi qu'une indemnité proportionnée à la différence des deux états.

Ou se rappelle que le duché de Parme avait été cédé à l'ex-impératrice, avec reversion à son fils, par le traité du 1 1 avril i8i4 9 lequel n'avait point encore souffert d'altération de la part des puissances. Pour satisfaire aux désirs de l'Espagne, et pour calmer les alarmes des princes d'Italie sur l'établissement du fils de Bonaparte au milieu d'eux , le plénipotentiaire français proposait de^ donner à Marie^Louise la principauté de Lucques ^ en jouissance viagère , avec le revenu des biens allodiaux que le roi de Bavière possédait en Bohême, et qu'on évaluait à 800,000 liv. de rentes^ Pour faire entrer l'empeçeur d'Autriche dans ce projet , on y ajoutait la reversion de la principauté de Lucques au grand-duc de Toscane^ lequel aurait reçu le titre derpi. Ce plan ayant été çpt^muniqué à François I, ce prince, toujours guidé par une grande pureté d'intention , manifesta que, si la tranquillité et l'intérêt de l'Europe exigeaient que sa fille renonçât à

Page 1