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entre les quatre grandes puissances et la France. La cour de Vienne, voyant que la brouillerie entre la France et Naples tendait à allumer la guerre en Italie, remit, le 25 et le 26 février, aux légations de France et de Naples près du Congrès, une note portant: «que S. M. L était « décidée à maintenir la tranquillité de Tltaliè, cc^t à regarder comme ennemie, toute puissance « qui y ferait marcher des troupes. » Cette déclaration qui au fond était favorable à Murât, suspendit , pour quelques instaiis , ses résolutions d'autant plus que la cour de Vienne ordonna de porter son armée d'Italie à 1 5o,ooo homriies. Mais Murât , après avoir flotté entre divers partis, se livre tout à coup à ces espérances insensées, et à cette aveugle confiance qui devaient, en peu de mois, le conduire à sa perte. Déjà il s'était permis plusieurs démarches qui l'avaient rendu suspect à la cour de Vienne et aux princes italiens. Il sentait lui-même tout le vice de sa position vis-à-vis du Congrès, et ses dangers .du côté de la France, qui ne pouvait le laisser paisible possesseur d'un trône, apanage d'une branche de la maison de Bourbon. Divers écrits (i) publiés contre lui à Paris et ailleurs, le signalaient
(i) Voyez Des Bourbons de Naples y juïWei 1814, etc. Murât essaya d'y répondre par un pamphlet , et par des articles insérés dans le Journal de Francfort.
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comme indigne d'une couronne , autant par son intrqsion et ses ridicules, que par son intime liaison avec celui auquel il devait son existence. Le faible cerveau de Murât en avait été ébranlé, ^t se voyant menacé de descendre du trône, il osa attaquer l'Autriche; il ignorait vraisemblablement qu'il agissait en sens inverse du plan adopté par Bonaparte alors occupé à persuader à la nation qu'il était d'intelligence avec l'erapereui* François I.
Persiiadé que la cour de Vienne était d'accord avec ses ennemis. Murât s'abandonne aux plus folles combinaisons , en vue de faire une révolution générale en Italie ; et par-là il seconda merveilleusemei^t la politique de la France^ de l'Espagne, et surtout de la cour de Palerme qui pouvaient craindre que l'Autriche ne crût, par suite de ses engagemens, devoir maintenir Murât sur le trône de Naples. Ainsi, quoique celui-ci , à la nouvelle du débarquement de Bonaparte, eût déclaré aux ministres étrangers près de sa personne, et mandé à ses plénipotentiaires, qu'il persistait dans ses engagemens avec la cour de Vienne ; tout à coup, par versatilité, aveuglement ou mauvaise foi , il donne ordre à toute son armée de s'avancer sur l'extrême frontière de ses états, et ne tarde pas à porter son quartier-général à Ancône, dans l'intention de seconder, par sa diversion, les opérations de Bonaparte. Plein d'il-