LIVRE ONZIÈME. l
une preuve irrécusable de ses intentions envers l'Autriche; et il déclara qu'il ne pouvait accorder l'armistice, ses instructions lui ordonnant* impérieusement de poursuivre sans relâche l'armée napolitaine.
La couM de Vienne avait signé, dans les premiers jours de mai , un traité d'alliance avec la cour de Paierme. Ferdinand IV s'engageait à fournir 3o,ooo hommes, et à payer les frais de la guerre. La Russie et la Prusse avaient accédé k ce traité.
Le prince Léopold de Bourbon et le commandeur Uuffo partirent de Vienne; , le 5 mai , pour le quartier-général autrichien; et dès-lors, le roi Joachim ne ftit plus désigné que sous le nom de maréchal Murât, comme si sa déchéance eût été décidée. Les armées autrichienne et napolitaine se rencontrèrent, le 2 mai, près de Tolentino, dans la Marche d'Ancône. Le combat fut très-animé; Murât voulant, à quelque prix que ce fût, etoporter la position du général Blanchi. L'attaque recommença le lendemain, sans plus de succès de sa part. Craignant d'être tourné. Murât ordonne la retraite qui ne put être exécutée sans une grande perte en artillerie et en équipages. Murât , successivement battu à Caprano , à Ponte-Corvo et à Mignago , et voyant toutes ses communications coupées avec Gaëte