‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 106 sur 214 · LIVRE QU4T01IZlfeBIE. 3o · texte numérisé non relu

LIVRE QU4T01IZlfeBIE. 3o

son zèle par une augmentation de territoire , et par son admission dans la conf!édératian du Rhin , comme prince souverain^ Lors de l'entrée des alliés dans la principauté d'Isenbourg , ce pa}rs avait été mis sous le séquestre; et le prince s'était enfui en Suisse. Son épouse étant venue h Vienne, pendant le Congrès, avait obtenu lei levée du séquestre ; mais cette feveur momenta-* née n'ayant pas empêché le Congrès de disposer du pays dlsenbourg par droit de conquête , la princesse réclama de nouveau contre cette me^ sure sévère , quoique justifiée par la conduite inconsidérée de son mari. Elle se prévalait dans son mémoire, de ce que '< les puissances al^ Kées avaient prononcé trop hautement leur aver» sion contre de semUables mesures exercées par Toppresseur de l'Europe, pour que l'on put croire qu'elles voulussent agir d'après des principes, qu'elles veuaient de combattre ; r intention de punir des erreurs politiques ne poui*ant , suivant eUe , subsister après la publication de Varn* nistie et de l'oubli dupasse, i» Les trop nombreux reproches faits au prince d'Isenbourg ne permi-' rent pas que la réclamation fut accueillie; et le pays d'Isenbourg, assigné d'abord à l'empereur d'Autriche, passa ensuite sous la souveraineté du grand-duc de Hesse - Darrastadt , dans la catégorie des états médiatisés. Les comtes d'Ise»^

3o4 CONGRÈS DE VIENNE.

bourg-Budingen (i), branche des princes d'Isen* bourg, sur le bruit qu'ils allaient tomber sous la dépendance du chef de leur maison , auquel ils n'obéissaient que depuis 1806, s'adressèrent au Congrès, en déclarant : «qu'ils préféraient appartenir à tout autre état quelconque, plutôt que d'être plus long*tems soumis à la branche aînée de leur maison. » Pour justifier leur répugnance , ils disaient qu'avant 1806, les diverses contributions annuelles des sujets de la branche d'Isenbourg - Bûdingen , ne s'élevaient pas à 5,000 florins, et que, pendant les huit années qu'avait duré la confédération du Rhin, ils avaient payé au prince d'Isenbourg seulement , eu contributions directes, plus de 1 55,000 florins. Les comtes d'Isenbourg citaient à la charge du chef dé leur maison , plusieurs autres faits graves qui prouvaient que le joug des parens est quelquefois plus dur que celui de l'étranger. Ils obtinrent la satisfaction qu'ils desiraient; et le prince d'Isenbourg ayant passé sous la domination de Hesse-Darmstadt , ils suivirent sa condition , mais sans dépendre aucunement de lui.

(i) La maison d'Isenbourg qui tire son nom du château d'Isenbourg dans la Vétéravie, descend de Henri, comte d'Isenbourg, mort en 1290.

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