LIVRE QUATORZIEME. 3og
indemnisée. La dissolution subite du corps germanique et rétablissement de la confédération rhénane avaient fait supprimer la cliarge de maréchal héréditaire de l'empire , et le comte de Pappenheim avait perdu Timmédiateté, Il invoqua la générosité du Ck)ngrès; et il lui fut accordé, en indemnité dans le département de là Sarre , une population de neuf mille habitans que la Prusse fut chargée de lui céder sur ses uou* velles acquisitions.
Le comté de Bentueim est situé en Westphalie^ et avoisine la Hollande. Sa position intermédiaire le rend important. Ses possesseurs qui jouissaient de l'immédiateté , avaient eu leursfinances fort dérangées dans les longues guerresdu XVII* siècle. Le comte Frédéric de Bentheim- Bentheim qui était chef de sa maison , avait engagé en 1762 , son pays à l'électeur d'Hanovre son voisin , pour cinquante ans , moyen* nant la somme annuelle de cent dix ^mille francs; et l'engagement devait finir en 1802; mais ce seigneur n'ayant point de descendance directe , et ne pouvant rembourser ce qu'il devait au roi d'Angleterre , électeur d'Hanovre , l'engagement avait continué de fait. Le comte de Bentheim - Bentheim était mort en i8o3, et la France s'était emparée de ses possessions. Le comte de Bentheim*Steinfurt , ap-^
3jo congrès de yiehite.
pelé par substitution à en hériter, s'était présenté au gouvernement qui occupait THanovre , par droit de conquête , offrant de liquider les sommes pour lesquelles le comté de Bentheim avait été engagé. En conséquence , il avait été conclu entre celui - ci et le I^ consul , le I a mai 1 8o4 9 une convention , en vertu de laquelle il verserait dans les caisses à Hanover , une somme de huit cent mille francs , et serait mis en jouissance du comté de Bentheim ; et le gouvernement français garantissait au comte dç Bentheim-Steinfurt , le maintien et le plein effet de cette convention , quel que pût 'être le sort ultérieur du pays d'Hanovre. Quoique la somme stipulée eut été fournie. Napoléon, par une violation manifeste de la convention, n'avait pas rougi de s'emparer de nouveau du comté de Bentheim, sans vouloir rendre la somme payée. Plainte en avait été portée au Congrès , mais il n'y fut £aiit droit que par le traité de Paris du ao novembre 181 5.
Napoléon avait donné aux principaux officiers de ses armées, ainsi qu'à des ministres et des conseillers d'état , des dotations en biensfonds en Italie, en Pologne, en Allemagne et plus particulièren>ent en Hanovre. Tous les domaines du souverain de ce dernier pays, avaient été distribués avec une largesse qui ne coûtait
-1' QU ATORZièRtC. 3] l'
.!<ur des dotations, assignées en > 1 (lectorat d'Hatîôvre , s'élevait à ..uns, trois cent vingt^tl^s mille firanc» lui. A la chute de la dominatioli de Nan, les dotations dont il àmit gratifié ses ; artisans, avaient été annulées, et reprises de plein droit par les souverains respectifs. Plusieurs donataires avaient fait intervenir Louis XVIII auprès des monarques alliés, pendant leur pre* mier séjour à Paris ; et ceux - ci avaient répondu que la haine qui poursuivait dans l'étranger les généraux français , était telle qu'il n'était pas de leur intérêt d'y conserver des biens dont l'origine était d'ailleurs le plus souvent illégitime; que pourtant il pourrait être (ait des exceptions en Êiveur de quelques généraux et maréchaux^ Plusieurs de ces derniers avaient envoyé un fondé de pouvoirs, à Vienne, pour agir auprès des souverains alliés, par TintenDédiaire du 1^ plé* nipotentiaire français, le prince de Talleyrand, qui, se trouvant lui-même intéressé dans cette aflËiîre pour la conservation de la principauté de Bénévent , seconda les démarches des maréchaux donataires : et il est vraisembbble que qudqnes ' uns d*entre eux eui^^nt éprouvé des marques de la générosité des mofurquâ^ allié^^ ; si rinvasion inopinées; de Bortapart^^ réveillant
3ia C09CRÈS DE VIEHNE.
tous les ressentimens de Tétranger, n'eût ùdt rompre la négociation entamée pour la conservation d'une partie des dotations territoriales. Telles furent les principales réclamations particulières adressées au Congrès et au comité ger« manique.
fw
lésion des plé-
— Protestation
■al Consalvi , re-
^ sur le traite du
lans les répartitions.
en Italie. — de Të-
Du Congrès de Vienne
u'sultats du Congrès de
.iva à son terme, et le
y convocation se trouva
on de la grande majorité
î , dans ta séance du la mars,
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111 plénipotentiaire de chacune
^ qui en faisaient partie, et de
s, pour concerter la rédaction dé-