LIVRE QUI^ZIRMC. 3*j
AS le Congrès de Vienoe, au préjudice
.(trèts (les églises d'Allemagne et dé cetix
sMÎnt-siége. Le cardinal OinsaUi demandait
jne sa protestation fut insérée dans le protocole
(lu Congrès. Elle fut adressée aux ministres si*
gnataires de la paix de Paris, du 3 1 mai 18149 avec
une note renfermant les motifs de cette con-
duite«
Pie VII, dans une allocution prononcée, le 4 septembre, en consistoire secret, après avoir téiboigué sa satisfaction de la restitution des principaux domaines de l'Église , en vertu de la décision du Congrès de Vienne , avouait que cette satisfaction n'était pas aussi entière qu'il l'avait espéré j puisque la ville d'Avignon et le comté Venaissin, possédés, pendant une série de siècles par les souverains pontifes , ainsi que la partie de la province de Ferrare située sur la rive gauche du Pô qui lui appartenait non moins légitimement , étaient enlevés à la cour de Rome sans indemnité. « Nous avons fait remettre à cet « égard , disait le pape, nos réclamations au Conff grès de Vienne. Nous avons fait prier particu- « lièremeut nos très- chers fils en Jésus-Christ , ce François , empereur d'Autriche , et Louis , roi (( très-chrélieu , sous le gouvernement desquels f< se trouvent ces pays, qu'ils voulussent bien
3a6 coHGHàs DE viEirirs.
• avec Ul magnanimité qui leur est propre , les m rendre à l'Église romaine. «
Le paipe rappelai! la protestation et la note du cardinal Consalvi adressées aux principaux ministres du Congrès particulièrement sur la dé* cîsîon prise par cette assemblée, « que l'empereur « d'Autriche et ses successeurs auraient droit de a garnison dans Ferrare et Comacchio ; ce qui Uessait les droits de souveraineté et d'indépendance du saint-si^e , pouvait troubler l'exercice de la juridiction légitime, portait préjudice à la neutralité de l'Etat romain , et l'exposait à des hostilités en cas de guerre. » Toutefois, Pie VII témoignait sa joie de ce que , lorsque , dans le Ckmgrès , il fut proposé de renvoyer à un terme indéfini, la questimi délicate de la préséance entre des ministres des com^ d'Europe , son pléfiipotenliaire avait fait décider qu'il ne serait fait aucune innovation k l'égard de la prééminence d'honneur accordée aux légats et nonces du souverain pontife.
A l'exception de l'Espagiie et du pape, tous les états souverains de l'Europe envoyèrent successivement leur entière adhésion à l^acte ou imité général du 9 juin^ conformément à l'invitation contenue dans l'article 119 de ce même traité. Le prince de Metteintch , comme pré-
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sitlent du Copgrès , avait été chargé de provoquer celte ratification laquelle renfermait ^ de ifii part des parties , rengagement formel et solennel de concourir, soit comme signataires, soit comme accédantes k Taccomplissement de ce traité. II résul^it de ce mode d'accession , et de la précision des engagemens, une garantie générale, complète et réciproque de toutes les dispositions de l'acte général.
On a déjà observa que le Congrès de Vienne n'était point investi du droit de suprême légis* lation politique en Europe, ni de la faculté illimitée de tout reviser et recréer. Pour lui assurer un semblable pouvoir, il eât fallu qu'un compromis général eût été passé entre tous les princes et états de l'Europe , pour la remise temporaire de leurs droits; et que chaque souverain eût déposé d'avance son sceptre sur le bureau du Congrès; mais une pareille transaction n'exista potpt. Le congrès de Vienne tirait ses pouvoirs du traité de Paris du 3o mai ; et devait se borner à en compléter les dispositions par des arrangemens conformes à l'esprit de ce traité. Ainsi , i ° il avait des mesures à prendre pour mettre l'Alleniagne, la Belgique, la Hollande, la Suisse et llt^lie , à l'abri de nouveaux envafaissemens. ik^ Il était tenu d& faire une distribution équitable des territoires vacans, et de rétablir, au-
OU du moins qu'il est aussi parfait que les circonstances le permettaient; et que les souverains qui l'ont dirigé , non moins que les ministres qui y ont coopéré, ont bien mérité de
l'univers.
<^E QlilVZlèME. ,^29
'^ntioos bien diflGér^iles.
rléchiremeDs el les is le Congrès ? Estcè la Saxe à la Prusse?
(la reconsIruclîoQ de cet ^a puissance en i8o5 , fut ■ vlispensable; la question ne savoir si Ton pouvait relever ^ lui donner la ligne de l^lbe; 'j\ait suppléer à cette cession par iitoires: or ceci fut regardé comme i)ie. Le Congrès est donc absous d'un .' rigoureuse nécesûté ; nécessité excu* encore par la conduite du souverain de la \e auquel , par égard pour lui comme pour la nation saxonne, on conserva pourtant la majeure partie de ses anciens sujets.
L'incorporation de Tétat de Gènes au Piémont, n'est pas plus susceptible de censure , si l'on songe que les Génois ont sans cesse varié dans leurs affections ; que par celte réunion commandée par la nécessité de fortifier le roideSardaigne, la nation génoise est plus heureuse qu elle ne l'était sous Torageux r^ime républicain ; et d'ailleurs, l'état de Gènes ayant perdu sa liberté, en se donnant à la France, on n'était point tenu de la lui rendre. L'opération du Congrès envers ce pays comme envers la Saxe, a été censurée.
'ilS CONGRÈS DE VIENNE.
tant que possible, les princes injustement dépouillés. 3^ Il devait remettre en vigueur les saines doctrines du droit des gens, et les prin cipes conservateurs de l'ordre public, tels qr la suçcessibilité et la légitimité. Ainsi la niissi' du Congrès de Vienne, quoique fort étend était limitée, et il ne pouvait l'étendre arbitr ment sans se rendre coupable d'usurpatio pouvoir, et sans s'exposer à provoquer d' cibles résistances. Voyons s'il agit dans et le but de sa mission, en* instituant ganisant conformément à l'intérêt eur« la justice générale et aux traités.
On peut partager en deux classes , ' teurs du Congrès. L'une a trouvé que c blée avait beaucoup trop fait ; et l'ai n'avait pas fait assez. Ijes premiers proche d'avoir ordonné des réunioi des formes contraires à la dignité mais ces mêmes critiques auraie^ comment on peut compléter d< ^
composer et les rattacher à un sans transporter , ou réunir peuples , et même des pe gouvernement tyrannique a^ grandes nations, brisé des sec sieurs monarchies, il fallut i les mêmes voies , quoique