‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 119 sur 214 · IVRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

IVRE QUINZIÈME

un de l'intérêt générai, eut été témérité. Contenir les principales dans les termes du traité de Paris >i(.* des insinuations, des observations, l(]nefois par de la fermeté, était tout ce i On pouvait faire. Loin donc de condamner Congrès de n'avoir point disposé des forces ijiril pouvait mettre en mouvement, lorsque la majorité avait embrassé un parti, il faut bien plutôt lui savoir gré d'avoir été modéré. Ceux qui l'accusent de faiblesse , eussent été bien plus prompts encore à 1 accuser de violence et de domination outrée , s'il eût suivi leurs inspirations. Est-ce à une époque où Ton s'élève tant contre les autorités absolues, qu'il convenait au Congrès d'affecter un pouvoir despotique? Ainsi s'évanouit cette fausse attribution de puissance universelle d'après laquelle on a prétendu qu'il eût pu repousser la Russie derrière la Vistule , l'Autriche derrière l'Isonzo , la Prusse derrière FOder , abaisser l'Angleterre, expulser le Turc d'Europe, et émanciper toutes les colonies. En agissant de la sorte , le Congrès se fut constitué désorganisateur universel, et fauteur d'une guerre générale. Il eût lui-même prononcé sa dissolution ; dissolution dont le premier effet eût été, que chaque grande puissance eût gardé ce qu'elle occupait en vertu de la conquête devenue ainsi la seule

OU du moins qu'il est aussi parfait que les circonstances le permettaient; et que les souverains qui l'ont dirigé , non moins que les ministres qui y ont coopéré, ont bien mérité de l'univers.

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états quelques avantages provenant de circonstances passagères et liées à un grand désprdre politique, hty Congrès ne pouvait donner à tous les peuples appauvris , l'aisance et la richesse ; mais seulement rétablir l'harmonie et la paix qui graduellement les préparent. L'état précédent avait été réglé sans calcul^ et par des coup$ violens où tout était sacrifié au moment : l'or* dre de choses qui a succédé , est d'un succès cer* tain quoique lent^ parce qu'il est fondé sur la réparation du passé et l'éqUité*

Sans l'invasion de Bonaparte^ le bonheur de la France n'eût pas été compromis. Gè furent les nouvelles contributions de guerre , et les ré> quisitions pour un million de soldats qui aggravèrent les charge publiques, et multiplièrent les embarras. La dernière invasion coûta plus cher, parce - que le danger pour les peuples et pour les rois , paraissant plus imminent , tous réunie rent leurs efforts pour abattre les têtes menAr çantes du despotisme et de l'anarchie, et le CtMigrès comme une intelligence suprême^ prépara ces derniers efforts. Sans cet heureux concert, qui peut dire ce qui serait arrivé au continent composé de tant d'états éloignés, et peu capables de se mouvoir dans une direction commune ?

Le Congrès de Vienne fut à la fois réparateur.

OU du moins qu'il est aussi parfait que les circonstances le permettaient; et que les souverains qui Tont dirigé , non moins que les ministres qui y ont coopéré, ont bien mérité de l'univers.

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'oiir d'elle, des érats capables *lles irrupûons.

.. représentée comme mena- I >l contenue par TAutriche I Prusse et par la confédération i\'Icvées. La réunion du duché de A la Russie, en la rapprochant de l'Eu- ..1 met en observation phis immédiate du fient qui fortement coalisé, est certes plus Lisant et phis imposant qu'elle. Si la Russie est protégée par ses hivers, l'Europe l'est encore bien plus par un esprit généreux d'indépendance qui jamais ne permettra son asservissement. Les monarchies qu'elle renferme, se sont fortifiées- en prenant de nouveau la légitimité pour base. La théorie des coalitions vengeresses est aujourd'hui déposée dans les archives de tous les cabinets; et elle en serait tirée au besoin contre tout peuple conquérant. L'équilibre maritime qu'on eût voulu voir renaître,. n'eût pu se rétablir efficacement que par une répartition de colonies qui eût néciessairemeut privé la puissance dominante, l'Angleterre, de plusieurs des grands établissemens que pendant la guerre , elle a acquis, dans l'Inde, l'Amérique , et dans les différentes mers du globe ; mais à cet égard le Congrès était sans pouvoir. De plus , la part première et décisive II* aa

OU du moins qu'il est aussi parfait que les circonstances le permettaient; et que les souverains qui Tont dirigé , non moins que les ministres qui y ont coopéré, ont bien mérité de l'univers.

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