LIVRE XVI
SOMMAIRE
Loirîs XVin à Gand. — Sa proclamation. — Du duc d'Angouléme. — De Bonaparte. — Bataille de Waterloo. •— Déchéance de Bonaparte. •^— Discussions à ce sujet. — Entrée des coalisés en Alsace. — Plénipotentiaires adressés aux souverains alliés. — Leurs instructions. — Conférences d*Hagenan. — * Renvoi des plénipotentiaires français. — Commissaires envoya à Blûcher et à Wellington. — Leurs inutiles démarches. — Capitulation de Paris. — Retour de Louis XVni. — Nouveau ministère. — Disgrâce de Fouché.
— Relations de Bonaparte avec le capitaine Maitland.
— Sa reddition aux Anglais. — Déclaré prisonnier. — Sa protestation.
\Jn a vu quels avaient été les premiers succès de Bonaparte. 11 était entré dans la capitale, où il disposait sans mesure, du sang et des trésors de la France, comme avant sa première catastrophe. Louis XVIII trompé par sa clémence et parla perfidie, disait aux Français, dans une pro-
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ciamation du 1 5 avril : « Les alliés ne font la c( guerre qu'aux rebelles ; noire peuple n^a rien « à redouter ; et nous aimons à penser que son « amour pour nous, n'aura été akéré ni par une « absence de peu de durée , ni par les calomnies 'i des libellistes , ni par les promesses d'un chef a de parti trop convaincu de sa faiblesse pour c< ne pas caresser ceux qu'il brûle de déchirer. » Un ordre du jour du 20 avril invitait tous les militaires Français à quitter les drapeaux de l'usurpateur^ et beauG€Nif> d ofEciers TÎnMiit oBmr leur épée à Ix>tiis XVIII.
A Vienne , dans le sein do Congrès, la légation française , malgré la position défavorable où la plaçait l'invasion de Bonaparte, s'était soutenue avec dignké , sans.Jaoïaîs cesser de dé* fendre les intérêts reoomaiandés par ses insluictions; en sorte tju'on ne s'aperçut point que Louis XVIII Rit moins roi à Gând, qu'il ne l'était aux Tuileries. Les succès politiques sont faciles dans la bonne fortune ; mais il n'y a que le génie et la force d'ame qui puissent maintenir la considéTËrtioû daû^ les revers.
Malgré la défectiôti pt«eâqùe généràite des troupes royale , un pritice franrçais eoiiif»gëux sans ostentation, mais ite crdigiiatit pas d'exposer sesj(mrs pour une o&use qui le tduehait de-si près ; le duc d'Angouléme ïorrtié sous tes d»-