‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 147 sur 214 · LIVRE SEIZIÈME. SqS · texte numérisé non relu

LIVRE SEIZIÈME. SqS

« parte , lequel devait se considérer comme étant a entièrement à la disposition de S. A. R. le «r prince-régent. » Ce langage si conforme à la position de Bonaparte , et à celle d'un officier soumis à ses instructions, se retrouve dans la lettre que le capitaine Maitland adressa, le i4 juillet, au secrétaire de l'amirauté. De plus, les ordres positifs de l'amiral Hotham enjoignaient au capitaine Maitland de se saisir de la personne de Bonaparte, et de le conduire immédiatement en Angleterre. Il est dès-lors fort bizarre que ce personnage ait songé à faire envisager sa capitulation forcée, comme une négociation suivie d'une convention qui l'eût laissé libre de sa personne , dans un moment où il était toujours ce même général qui, en attaquant l'armée anglaise, s'était mis en état de guerre personnelle avec la Grande-Bretagne.

Quant à la lettre au prince - régent , lettre^ calculée pour provoquer sa générosité ; on pourrait observer que Thémistocle, quoique ayant fait la guerre aux Perses,, était sans tache à leurs yeux. Il avait véritablement succombé sous la haine de ses ingrats concitoyens, tandis que Bonaparte redoutable par sa persévérante mauvaise foi et une incorrigible turbulence , tombait avec justice dans les mains d'en-

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poo irait y recevoir. Ce fot de celle * -r la ruine, réponse du capitaine anglais, que ^J^t d'airêt de cha à se prévaloir, pour prête d^ et le prinoe-réen toute sûreté se rendre <^ ,e compromettre ^ ni par un choix libre, quoir /iJliance.

c'était le parti de la j^, le i5 juillet, s»r le aucun moyen d ec' ^''^^^ pavillon parlemenen être convainc :^^^meut et sans pourparregent, la lef . ^^jirophon. Il Aait accompagné «Altesse ^^^^^^<iaiid , Savary. Montholon et « diviser ^^^^^^ eux était Las-Cazes, qualifié a grar ,j^^ j^^iat. Mesdames Bertrand et Mon-

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Ijç Bellérophon entre dans la rade de Torbay; ^i le capitaine Maitland reçoit l'ordre qu'aucun Français ne mette pied à terre. L'amiral Keîth ^ le sous-secrétaire d'état de l'amirauté, sir Henri Bunboui'g, viennent à bord du BelUrophon pom? annoncer à Bonaparte la décision du premier lord (le l'amirauté, lord Melville. Cette décision

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a Qu'à l'exception de3 généraux Savary et Lal- <x lemand , le général Bonaparte pourrait choisir a trois officiers lesquels avec son chirurgien , a auraient la permission de l'accompagner à « Sainte-Hélène , et qu'il serait libre d'emmener « douze domestiques. »

Invité à faire Içs observations qui lui paraîtraient convenables, Bonaparte dit avec chaleur : <r qu'il protestait solennellement contre la d<écia siôn prise k son égard ; qu'il eh appelait au peu* <t pie anglais et aux lois. » Il demanda à quel tribunal il pouvait en appeler, répétant toujours qu'il était venu se confier volontairement à l'hospitalité britannique ; qu'il n'était point prisonnier de guerre; et que quand même il le sel^it, il aurait droit d'être traité d'après les lois des nations; qu'il était venu comme passager,' et admis à bord pour être conduit en Angleterre d'après les ordres de son gouvernement; qu'il

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pourrait y recevoir ^^y ^^ /lîédiier la ruine,

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^^'hûfd d" Bellérophon. Il était accompagné ^"^^péraii^ Berteand, Savary, Montholon et ^lem^oà' Avec eux était Las-Gazes, qualifié coDséller d'état. Mesdames Bertrand et Mon-^ fUf^oo suivaient leurs maris avec leurs enfans. jjg Journal officiel rendant comipte de cet événement, nommait comme auteurs de la révo- ]atîon du ao. mars, Savary, La.Bédoyère, Maret , La Valette , Ërlon , Regnault de Saint^-Jéan^ d'Angely, Lefebvre-Desnouettes, Boulay de la Meurthe , Defermcmt, Etienne, et mesdames Hortense ( Beauharnais), Souza et Hamelin.

Le Bellérophon entre dans la rade deXorbay; et le capitaine Maitland reçoit l'ordre qu'aucun Français ne mette pied à terre. L'amiral Keith et le sous-secrétaire d'état de l'amirauté, sir Henri Bunboui'g, viennent à bord du BeUéix>phon pour annoncer à Bonaparte la décision du premier lord de l'amirauté, lord Melville. Cett-e- décision

portait : « Que les ministi*es manqueraient k leurs « devoirs envers leur souverain et envers ses « alliés^ s'ils laissaient au général Bonaparte, les «moyens et l'occasion de troubler de nouveau « la paix de l'Europe ; que l'île Sainte-Hélène «avait été choisie pour sa future résidence» « parce que sa situation isolée permettait de lui ff laisser plus de liberté qu'on ne pourrait lui en oc accorder ailleurs sans danger;

« Qu'à l'exception deà généraux Savary et Lai- «lemand, le général Bonaparte pourrait choisir « trois officiers lesquels avec son chirurgien, a auraient la permission de l'accompagner à « Sainte-Hélène, et qu'il serait libre d'emmener (c douze domestiques. »

Invité à faire Içs observations qui lui paraîtraient convenables, Bonaparte dit avec chaleur : <r qu'il protestait solennellement contre la décia stôn prise à son égard ; qu'il en appelait au peu* a pie anglais et aux lois. » Il demanda à quel tribunal il pouvait en appeler, répétant toujours qu'il était venu se confier volontairement à l'hospitalité britannique; qu'il n'était point prisonnier de guerre; et quef quand même il le serait; il aurait droit d'être traité d'après les lois des nations; qu'il- était venu comme passager, et admis à bord pour êti'e conduit en Angleterre d'après les ordres de son gouvernement; qu'il

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nemis dont il n'avait ce^sé de méditer la ruine. Sa personne était sous le mandat d'arrét de tous les souveraine de TEurope; et le prineerré* gent n'eût pu le lever sans se compromettre f ni manquer aux devoirs de l'alliance.

Bonaparte se présente, le i5 juillet, siar le brick rÉpèrvier portant pavillon parlementaire;- et monte rapidement et sans pourparlers à bord du BéUérophon. Il était accompagné des généraux Bertrand, Savary, Montholon et Lallemand. Avec eux était Las-Cazes, qualifié de conseiller d'état. Mesdames Bertrand et Mon« tholon suivaient leurs maris avec leurs enfans. Le Journal officiel rendant compte de cet événement, nommait comme auteurs de la révolution du 20 mars, Savary, La Bédoyère, Maret, La Valette, Erlon, Regnault de Saint^-Jéan« d'Angely, Lefeb vre-Desnouettes , Boulay de la Meurthe', Defermont, Etienne, et mesdames Hortense ( Beauharnais), Souza et Hamelin.

Le Bellérophon entre dans la rade de Torbay ; et le capitaine Maitland reçoit l'ordre qu'aucun Français ne mette pied à terre. L'amiral Keith et le sous-secrétaire d'état de l'amirauté, sir Henri Bunbou^g, viennent à bord du Bellérophon pour annoncer à Bonaparte la décision du premier lord de l'amirauté , lord Mel ville. Cette décision

portait : « Que les ministi*es manqueraient k leurs « devoirs envers leur souverain et envers ses ce alliés, s'ils laissaient au général Bonaparte^ les « moyens et l'occasion de troubler' de nouveau «la paix de l'Europe; que l'île Sainte-Hélène «avait été choisie pour sa fùtui*e résidence > ce parce que sa situation isolée permettait de lui « laisser plus de liberté qu'on ne pourrait lui en a accorder ailleurs sans danger ;

« Qu'à l'exception deà généraux Savary et Lai- « lemand, le général Bonaparte pourrait choisir a trois officiers lesquels avec son chirurgien, a auraient la permission de l'accompagner à « Sainte-Hélène, et qu'il serait libre d'emmener « douze domestiques. »

Invité à faire Içs observations qui lui paraîtraient convenables, Bonaparte dit avec chaleur : <t qu'il protestait solennellement contre la déci- « siôn prise à son égard ; qu'il en appelait au peu- « pte anglais et aux lois. » Il demanda à quel tribunal il pouvait en appeler, répétant toujours qu'il était venu se confier volontairement à l'hospitalité britannique ; qu'il n'était point prisoiinier de guerre ; et que quand même il le se-^ l*ait ; il aurait droit d'être traité d'après les lois des nations ; qu'il était venu comme passager," et admis à bord pourêti'e conduit en Angleterre d'après les ordres de son gouvernement; qu'il

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demandait à être reçu citoyen anglais; que, quant à l'île Sainte-Hélène, ce serait son arrêt de mort; qu'il ne pourrait y vivre trois mois avec ses habitudes ordinaires et sa constitution ; qu'il était accoutumé à faire vingt milles par jour; que Botany-Bay était préférable à Sainte- Hélène; qu'il aimait mieux mourir que de s'y rendre; mais que sa mort serait sans utilité pour Y Angleterre, puisquUl n'était plus souverain; qu'il ne desirait que de vivre en simple particulier.au sein de l'Angleterre, soumis aux restrictions que le gouvernement jugerait convenables.

A ce langage peu digne de celui qui tant de fois, avait offensé l'Angleterre par ses menaces et ses dédaias, Bonaparte ajoutait « qu'il aurait pu se rendre auprès de son beau-père, ou de l'empereur Alexandre qui était son ami person^ neL,. , qu'ils s'étaient brouillés parce qu'il voulait ajouter la Pologne à ses états; mais qu'à part cela, il était son ami; et qu'il ne l'eut pas traité comme le faisait l'Angleterre; que rien n'avait pu le forcer à la démarche qu'il avait faite; que le drapeau tricolore flottait toujours à Bordeaux , à Nantes , à Rochefort ; que l'armée de la Loire* qui n'était pas encore soumise , ambitionnait de servir sous lui ; et que s'il eût préféré demeurer en France, personne ne pouvait

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