‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 155 sur 214 · LIVRE S£IZlfeU · texte numérisé non relu

LIVRE S£IZlfeU

Bonaparte cherchant à soutenir son rôte, rédige bientôt la déclaration suivante : « En présence c de Dieu et des honimes , je proteste ici solen* c Deliement contre la violence qui m'a été c £aiite, contre la violation de mes droits les plus c sacrés. On a porté par la force , atteinte à ma < personne et à ma liberté. Je suis venu volons ft tairement à bord du Bellérophon ; je ne suis c point le prisonnier de l'Angleterre : je suis son « hôte. Je me suis rendu à l'invitation du capi- « taine de ce vaisseau : il me dit qu'il avait ordre « de son gouvernement de me recevoir, et de c me conduire , moi et ma suite , en Angleterre , c si cela pouvait m'étre agréable. Me liant à une ff pareille assurance, j'acceptai cette offre afin c de me placer sous la protection de l'Angle - « terre. Dès l'instant où j'entrai dans le Bellérolaphon^ j'avais droit à l'hospitalité de cette na- « tion. Si le gouvernement, en donnant ordre « au capitaine du Bellérophon de me recevoir, tf moi et ma suite, avait l'intention de me faire a tomber dans un piège , ce gouvernement a agi « contre l'honneur, et dégradé son pavillon. »

Une protestation contre l'injustice ou la violence, doit être au moins l'expression de la vérité. L'opprimé en appelle à la conscience de celui à qui il l'adresse; mais la protestation de Bonaparte n'était-elle pas, au contraire, basée sur des

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