LIVRE OIX^SEPTliSME
Ij'empereur d'Autriche fit ramener à YeAiBe^ les fameux che^auùn de Corinthe qu'on avait pLicés fiur l'arc de triomphe des Tuileries, ainsi qu'une figure représentant le lion de Samt-Marc, Il exigea aussi la remise des manuscrits pris dans les bibliothèque^ de Vienne. Le roi de Prusse ne laissa rien de ce qui avait. été soustrait de bes états ^ et même des pays récemment réunis à sa monarchie; mais on ne- put retroo-ver l'épée victorieuse de Frédéric II qui avait été déposée à l'hôtel des Invalides.
Le roi dés Pays-Bas s'était adressé pour le fe«couvrement de ce qui lui appartenait, au duc de Wellington qui commandait ses troupes ; oe général en parla au ministre de Talleyrand^ . en le priant de mettre la demande sous les yeux du roL Mais le ministre avait donné à entendre qu'il ne serait rien prescrit de positif à ce sujet; et que le duc de Wellington pouvait faire, ce qu'il jugerait à propos. Le S'. Denon, directeur du Musée ^ se prévalant de ce qu'il était sans autorisation pour, livrer les tableaux', avait répondu qu'il ne céderait qu'à la force; et aussitôt Wellington avait fait prévenir le gonverneipent, de sa résolution d'euvoyer des troupes pour enlever les . tableaux réclamés : mais ces voies de rigueur furent inutiles , parce que déjà wn détachement prussien occupait la galerie ; et
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Tenlèvement se fit sans résistance. Cette opération qui avait la forme d'une exécution militaire, excita dans Paris du mécontentement. Le duc de Wellington, dans une lettre du 23 septembre à son gouvernement, justifiait sa conduite par différens motifs.
Les monarques alliés avaient 'nommé des plénipotentiaires qui seréunissaient presque tous les jours, chez lord Castlereagh , dans de longues conférences dont on tenait protocole. Les plénipotentiaires étaient, outre lord Castlereagh pour TAngleterre, le duc de Wellington; pour TAutriche, le prince de Mettemtch et le baron de Wessenberg; pour la Prusse, le prince de Hardenberg et le baron de Humboldt; pour la Russie, le prince de Rasoumoffski et le comte de Nesselrode. Ce dernier fut depuis remplacé par le comte de Capo-dlstria.
Les premières négociations entre ces ministres et ceux de Louis XVIII, eurent pour objet, 1° de régler le mode de nourriture et d'entretien des troupes alliées qui étaient sur le territoire fi:*ançais;
'2^ De déterminer l'autorité qui serait exercée par les administrateurs , ain^i que par les gouverneurs nommés par les alliés, sans que le pouvoir des fonctionnaires français fût entravé.
La difficulté la plus sérieuse se rencontra
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au sujet de l'armée française qui, ayant évacué Paris, le 5 juillet, après la conclusion de Par-* mistice, avait passé la Loire; et ne voulait point se séparer malgré l'intimation qu'elle en avait reçue. Elle menaçait même de se maintenir par là force dans les départemens où elle était cantonnée. Des batteries de canon avaient été disposées sur les rives de la Loire; des ponts avaient été coupés, des redoutes avaient été élevées, des villes avaient été misés en état de siège, et des réquisitions de tout genre avaient lieu par ordre de Davoust qui commandait cette armée. Les puissances exigeaient le prompt licenciement des troupes qui n'avaient point encore reconnu Louis XYIII; et comme cette mesure tanlait à s'exécuter, les mêmes puissances avaient ordonné de diriger contre l'armée de la Loire, trois cent mille Russes, autrichiens et prussiens pour la désarmer à la fin de l'armistice. Quoiqu'il fut expiré,les troupes françaises restaient toujours sur pied, ne voulant reconnaître que Davoust pour leur général ; et ce ne fut qu'après de longues négociations entre celui-ci et le ministère, qu'on parvint à lui faire résigner le commandement entre les mains du maréchal Macdonald , et à opérer le licenciement des corps de l'armée de la Loire. Les dispositions de ces troupes, leur obstination, et les intentions rebelles