‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 162 sur 214 · LITRE DIX^SEPTIEME · texte numérisé non relu

LITRE DIX^SEPTIEME

étaient les épouses <le Bertraud et de Montholon : leurs enfans et les gens du service représentaient le peuple français. L'amiral n'ayant donné à Bonaparte , d'après ses instructions , que le titre de général^ le mécontentement du prétendu Empereur fîit extrême ; et il fit passer dee notes amères à l'amiral qui répondit ironiquement « qu'il n'avait pas entendu dire qu^aucun c( Empereur voyageât en ce moment. »

Le gouverneur de l'île , le colonel sir Hudson- Lowe et les commissaires (i) nommés par la France, l'Autriche et la Russie, étant arrivés a Sainte-Hélène te 17 juin 1816, des précautions plus sévères furent prises à l'égard de l'exilé, à cause de la grande responsabilité qui pesait sur la tête de ceux à qui il était confié , et principalement sur celle du gouverneur. Ce dernier, attaché dans la campagne de 1814? au quartiergénéral d'une des armées alliées, avait eu une, correspondance avec son goiîvernement; et ce qui en avait été publié, ainsi que sa nomination, Élisait présumer honorablement de son caractère. Sur la transmission faite à Bonaparte du traité qui le constituait prisonnier des monar-

(i) Les commissaires étaient le baron Stiirmer pour l'Autriche , le marquis de Montchenu pour la France , et le comte Baimain pour la Russie.

Page 1