‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 163 sur 214 · LIVRE DIX-SBPTIKME · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-SBPTIKME

valent faire tort à leurs sujets, pour satisfaire Torgiieil de l'armée et du peuple français, auxquels il convenait de faire sentir que , malgré quelques avantages partiels et temporaires sur un ou plusieurs états de l'Europe , le jour de la restitution était arrivé; et que les monarques alliés ne devaient point laisser échapper cette occasion de donner aux Français, une grande leçon morale (i). » En conséquence de ces ' observations du duc de Wellington, l'article pour l'inviolabilité du Musée , n'avait point été admis dans la convention. '

A l'arrivée des souverains alliés , les réclamations de di£Férens gouvernemens pour la restitution des objets d'art et des archives , s'étaient de toutes parts manifestées. Rome moderne qui compte parmi les titres de sa gloire, de posséder les chefs-d'œuvre de l'antiquité grecque et romaine qu'elle apprécie non moins que les produc tions des Michel-Ange , dès Raphaël , des Bernin ^t des Carrache, éleva la- voix. Une assemblée d'artistes de toutes les nations réunis dans cette ville, se hâta d'adresser aux ministres d'Autriche et de Russie, de Prusse et d'Angleterre^ un mémoire par lequel elle sollicitait « que les monumens de

(i) Voyez Lettre du duc de Wellington du a3 septembre, à lord Castlereagh.

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/ Wf enlevés à Borne par les Français , fussent rendus à leur destination arUérieure q^iavait consacrée une possession de plusieurs sièùles ; Rome ayant toujours . été considérée, comme le centre deô arts et leur meilleure écoles pfn Latransplatitation de ces objets quasi indigènes à Rome^ sur an sol étranger, ajoutait le mémoire, avait causé une amertume générale à l'Europe qui ré* clamait hautement en faveur d'une ville devenue par un concours de circonstances uniques dans rhistoiredu monde, la capitale des airtsf et que c'était la, que le recueillement et ùtie simplicité de vie vraiment patriarcale, en sauvant l'artiste des distractions et du tumulte de Paris ^ lui assur raient la jouissance pure et tranquille des arts. » Le célèbre sculpteuf Canova arriva, avec le titre d'ambassadeur du pape, pour reprendre les divers objets transportés de Rome , et en particuliet', la Pénus de Médicis, Vjépollon du Belvédère, le Laocoon^ etc. On lui opposait le traité de Tolèntino -par lequel Pie VI avait cédé ces ob*jets ; mais le Vati<;an ne reconnaissait plus la validité dé ce traité qu'il regardait confime Tôuvrage de la violence. Canôva obtint la restitution de Ce qu'il réclamait ; néanmoins le pape, en reconnaissance de la complaisance- de Louis XVIII, lui abandonna plusieurs morceaux d'une grande perfection.

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