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minés par d'effroyables défaites, pour des diplômes d'immortalité. Il pourra être encore grand pour ceux qui, dans l'intérêt de leur amourpropre, se plairont à retrouver dans lui la source de leur fortune et de leur moderne illustration ; mais il ne sera jamais grand pour ceux qui ne verront dans lui qu'un homme poussé par le flot fangeux d'une révolution , au pouvoir suprême , 'dont il abusa au point qu'il mérita d'en être déchu par ceux même qui l'y avaient porté; en sorte que si son histoire peut offrir quelques scènes imposantes pour Yhge qui le connut, nous pensons que la postérité, qui n'apprécie que ce qui fut noble, utile et durable, le jugera avec sévérité. Quant à nous qui jamais ne fûmes épris de ce personnage, nous inscrirons sur sa tombe :
n Bonaparte ci-gît : téméraire soldat
« Qui , dans dix ans , perdit la couronne et Tétat. »
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moyens de foute espèce, pour résister au danger d'une invasion.
«Sans entrer dans ces considérations majeures , MM. les plénipotentiaires de France admettent cependant le principe des cessions ^ reiahvement aux points que le traité de Paris avait ajoutés à l'ancienne France. Les soussignés ont de la peine à comprendre sur quoi cette distinction pourrait être fondée; et en quoi consisterait sous le point de vue rétabli par les puissances alliées, la différence essentielle entre Vanden et le nouveau territoire. Il est impossible de supposer que MM« les plénipotentiaires voulussent reproduire dans les transactions actuelles, la doctrine de la prétendue inviolabilité du territoire français. Ils savent trop bien que cette doctrïne mise en avant par les chefs et apôtres du système révolutionnaire, formait un des chapitres les plus choquans du code arbitraire qu'ils voulaient imposer à l'Europe. Ce serait complètement détruire toute idée d'égalité et de réciprocité entre les puissances, que d'ériger en principe que la France a pu, sans difficulté, étendre ses dimensions, acquérir des provinces, les réunir à son territoire par des conquêtes ou par des traités, tandis qu'elle jouirait seule du privilège de ne jamais rien perdre de ses anciennes possessions, ni par les malheurs
(le la guerre , ni par les arrangeraens politiques qui en résulteraient, etc. )i Cette note était signée au nom des puissances alliées , par le comte de Basoumoffski et Capo-d'Istria , par le prince de Metternichet le baron de.Wessénberg, par lord Castlereagh , le prince de Hardenberg et le baron de Humboldt.
Les conditions imposées par les alliés, étaient sévères : mais obligés à tant d'efforts et de dépenses, ils se croyaient en droit de tout exiger; et pensaient même être généreux, alors qu'on les accusait de violence, et de méconnaître les droits de l'alliance. Le ton des plénipotentiaires ne laissait aucun espoir d'obtenir d'eux, une composition beaucoup plus favorable lorsque le changement du ministère français leva une partie, des difficultés qui arrêtaient la conclusion de la paix. Alexandre, sans avoir la prétention de composer à son gré, le ministère français , ne voyait qu'avec déplaisir , le prince de Talleyrarïd à la tête du cabinet, et il avait témoigné à Louis XVIII, que si la retraite de ce ministre et de ses collègues avait lieu, il s'engageait à faire diminuer de cent millions, la contribution de guerre qui devait être imposée à la France. Il était difficile que le roi ne profitât pas d'une proposition aussi importante pour le. soulagement de son peuple : il la
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fit connaître au ministre Talleyraiu), qui sentant qu'il ne pouvait retenir plus long-tems le por* tefeuille, quand un intérêt aussi sérieux était attaché à sa retraite, alla accompagné de ses collègues, porter sa démission. Le roi Tagréa, en faisant part de nouveau des promesses de l'empereur de Russie.
Le nouveau ministre des affaires étrangères et président du conseil , fut le duc de Richelieu. Ce seigneur, en acceptant un poste aussi difficile^ qui le plaçait en quelque sorte sur la brèche , en présence de toutes les factions de Tintérieur , et vis-à-vis de l'étranger exigeant de grands sacrifices , donnait une preuve éclatante de soumission et de dévouement. Mais il est des postes qui, pour les grands cœurs, se calculent, moins d'après les jouissances, que d'après les obstacles et les traverses. Le duc de Richelieu obéit autant à l'impulsion de son ame qii'aux honorables invitations de Louis XVIIl et de l'empereur Alexandre. Sujet du premier par la naissance, il était uni au second par les liens et la reconnaissance et de l'amitié ; il sut concilier ses devoirs et ses sentimens.
Avant de rentrer dans le cours des négociations qui amenèrent une paix définitive entre la France et les alliés, il convient de parler du
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« lective ei individuelle à la fois dans un même « pays qui ne peut avoir en même temsdeux « souverains.
« Or y les puissances alliées n'ont fait ou cru faire ni l'une ni l'autre de ces deux choses. Elles ont considéré l'entreprise de Bonaparte comme le plus grand crime qui put être commis paraii les hommes , et dont la seule tentative le mettait hors de la loi des natiqns. Elles n'ont vu dans ses adhérens que des complices de ce crime qu'il fallait combattre, soumettre et punir; ce qui excluait invinciblement toute supposition qu'ils pussent avoir naturellement pu acquérir, conférer, ni transmettre aucun droit.
« Les puissances alliées n'ont pas cessé uninstant de reconnaître S. M. très - chrétienne comme roi de France, et conséquemment les droits qui lui appartiennent en cette qualité ; elles n'ont pas cessé un instant d'être avec lui, dans des relations de paix et d'amitié; ce qui seul erpportait avec soi l'engagement de respecter ses droits.
« Elles ont pris cet engagement d'une manière formelle bien qu'implicite , dans leur déclaration du ' 1 3 mars ; et dans le traité du ^ , elles l'ont rendu plus étroit en faisant entrer le roi, par son accession k ce traité,. dans leur alliance contre l'ennemi commun ; car si l'on ne
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traité ne doit pas se borner à une exposition de maximes politiques ou religieuses ; il doit avoir un objet d^erminé et positif. Or, on ne voit dans le traité delà Sainte-Alliance , qu'une exacte profession de principes fondés sur les règles de la morale promulguée par l'évangile.
Le mot déclaration aurait mieux convenu ; observation qui ne diminue en rien le respect dû à cet acte célèbre qui n'en est pas moins un grand pas vers le perfectionnement de la politique extérieure qu'il ramène au principe sacré de la bienveillance universelle envers toutes les nations, quand la bienveillance semblait restreinte aux individus. Un motif aussi relevé et non encore proclamé, suffirait pour justifier l'épithète de sainte qui est jointe à l'acte du 26 septembre 1 8 1 5 ; acte qui se présent e dégagé d'ambition, cette rouille presque inséparable de la politique. L'amitié mutuelle des souverains de Russie, d'Autriche et de Prusse, circonstance aus^i rare que précieuse, était le ciment de la Sainte-Alliance. Les principes les plus purs devaient être confiés aux sentimens les plus délicats^.
Sur l'invitation de l'empereur Alexandre, les rois de France , de Sardaigne , de Danemarck , de Suède , des Pays-Bas , de Wurtemberg , de Saxe, la confédération helvétique et la plupart
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des états de FEurope accédèrent au traité de la Sainte-Alliance , parce que y loin d'y voir des dangers, ils n'y virent que leur consovation. Le prince-régent d'Angleterre ne put y donner son accession, à cause des formes strictes de la constitution anglaise qui exige que les traités soient contre-signes par un ministre, et soumis à la ratification du parlement; mais le prince-régent donna à connaître qu'il adoptait entièrement les principes de la Sainte-Alliance ; principes qui n'ayant pour, but que la conservation des états et Tordre général, étaient Êivorables à la cause de Loub XYIII, et même à celle de la nation firançaise.
Le ministre duc de Richelieu, convaincu de la nécessité de mettre une prompte fin aux maux causés par la prolongation du séjour des troupes étrangères, s'attachait à obtenir des adoucissemens aux conditions des alliés , puisqu'il était impossible de les repousser entièrement. L'estime générale dont ce seigneur jouissait auprès des monarques alliés et de leurs ministres, fit obtenir dans la conférence du 3 octobre, des modifications importantes. Ainsi d'abord, ils consentirent à réduire à sept cents millions, la contribution qui, dans ce premier projet de traité, devait être de huit cents : et le séjour des trou-