‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 185 sur 214 · LIVRE DIX-JSEUVJÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-JSEUVJÈME

des Tuileries par une adhésion formelle au grand système de restauration et de garantie établi entre les quatre cours principales, par les traités de i8i4et de 181 5. Ces vues conservatrices, successivement développées dans plusieurs entretiens confidentiels entre les ministres des alliés et celui du roi de France , furent consignées par les premiers, dans une note du 4 novembre, au duc de Richelieu.

Cette note disait en substance : « que les souverains , leurs maîtres , après avoir porté des regards attentifs sur Tétat intérieur de la France, et sur la ponctualité d'exécution qui avait présidé aux engagemens contractés par le gouvernement français envers les puissances co-signataires du traité du ao novembre 181 5, avaient reconnu avec satisfaction, que l'ordre des choses heureusement établi en France par la restauration de la monarchie légitime et constitutionnelle, et que le succès qui avait couronné jusqu'ici les soins paternels de S. M. T. C, justifiaient pleinement l'espoir d'un affermissement progressif de cet ordre de choses si essentiel pour le repos et la prospérité de la France , et si étroitement Ué à tous les grands intérêts de l'Europe;

a Que , par rapport à l'exécution des engage* « mens, les communications que, dès l'ouver- « ture des conférences , le plénipotentiaire de II. Sa

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« S. M. T. C. avait adressées à ceux des autres « puissances^ n'avaient laissé aucun doute sur « cette question , en prouvant que le gouvernec menl français avait rempli avec l'exactitude « la plus scrupuleuse et la plus honorable, toutes c les clauses des traités et des conventions du ao « novembre , et en proposant pour celles de ces « clauses dont l'accomplissement était renvoyé « à des époques plus éloignées , des arrangemens m satisfaisans pour toutes les parties contracc tantes. »

La note ajoutait a que c'était , d'après l'exa- < men des fsiîts, que les augustes souverains s'é- « talent décidés à faure cesser l'occupation raili- « taire du territoire firançais , résolution sanc* « donnée par la convention du 9 octobre , et ff qu'ils regardaient cet acte solennel comme c le complément de la paix générale ; que «dans cet heureux état de choses, les moc narques alliés proposaient à S. M. T. C. c d'unir dorénavant ses conseils et ^es efforts c aux leurs, pour le maintien de la paix et des « transactions qui l'avaient précédée. » Le ministre duc de Richelieu était invité par les plénipotentiaires, à porter immédiatement le voeu de leurs augustes souverains à la connaissance du roi son maître ; et à prendre part à leurs délibé» rations présentes et futures , consacrées au main-

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