LIVRE HEUVIRME
La réclamation de Genève n'était pas fondée. Cette ville. ayant perdu, en 1794? par sa réunion volontaire à la France, son existence comme état, n'était plus en droit de faire valoir les traités antérieurs à cette réunion. 11 fallait qu'elle se créât de nouveaux titres politiques. C'est le cas de distinguer l'état qui périt par la violence ou par la conquête injuste , de celui qui s'éteint par une réimion sollicitée. Ainsi l'ancienne, république de Genève et le nouveau canton de ce nom n'étaient pas essentiellement identiques ; et celui-ci ne pouvait pas , à la rigaetti*", réclamer l'exécution des traités antérieurs , condus'par la république de Genève avec la France, la Savoie et d'autres états. Le canton de Genève devait les renouveler ou en conclure d'autres. Les Genevois disaient que leur réunion n'avait pas été volontaire; mais dans les actes nationaux , on ne connaît que la majoritjé ou l'intention apparente. D'ailleurs qui ignore l'esprit de démocratie turbulente qui agita longtems Genève ?
Le désir du comité des huit puissances pour un accroissement de territoire en faveur de Genève ayant été communiqué au roi de Sardaigne , ce monarque consentit , par une déclaratiom du i& mars, k céder à ce canton, un