LIVRE DIXIEME. III
ta de celui de Fontainebleau, avafient annoncé à « la face de l'Europe que le traité de Fontaine- « bteau qui avait étaUt Bonaparte à File d'Elbe, « et aeeordé à S. A. I. Tarchidiichesse Marie» ff Louise les trois duchés, avait été rompu par <f Tévasion de Bonaparte, et par son entrée à « main armée en France ; mais que les puis- « sanoes qui^ par ce traité^ avaient donné à « S. à. L l'arohiducliesse Marie-Louise les trois « duchés, avaient disposé de ce qui ne leur a appartenait fM^ l'occupation militaire n'étant « pas un titre ;
« Que , quand cm avait voulu faire cette ob^ a servacion qui n'admettait aucune réplique, on flc avait prétendu persuader que Ton devait dé*- « totirner kl vue de cette contravention au droit « dss gens, pour la fixer sur le bien inestimable « que par ce moy^n on avait procuré à l'Eu- « rope , qui avait été sauvée , dtsaiib-on , par ledit «traité; qu'il restait pourtant une diffîcutté à « résoudre, «elle de démontrer que te souverain « de Parme se fàt obligé par quelque tifaité^ à àe «c dévouer pour tous les autres souverains de a l'Europe y et qu'il dut perdre son ancienne (c eicûstence politique , pour sauver celle des an- « très, et même pour leur procurer non-seule- « ment des agrandissemens immenses , mais ena core la gloire et le bonheur d'en procurer aux
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<c princes leurs parens, leurs alliés, ou leurs a protégés;
<c Que néanmoins le traité du 1 1 avril avait «c été signé par des puissances si respectables, « et qui avaient si bien mérité de l'Europe , K qu'il fallait en parler avec ménagement, tout <x en avouant qu'il attaquait envers la maison « de Parme le principe de la légitimité , en « même tems que l'on fondait sur le n^me prince cipe la restauration deia monarchie française, tt ou, pour mieux dire^ le salut de TËurope qui « ne pourrait jamais être tranquille ni heureuse, « pendant qu'un seul des souverains légitimes <K ne serait pas en possession de ises états; mais « qu'aujourd'hui que le traité du ii avril i8i4 <i n'existait plus , S. A. I. l'archiduchesse Marie- « Louise n'avait aucun droit , aucun titi'e sur les <c trois duchés, comme S. M. l'empereur d'Âu- <c triche n'avait aucune raison pour continuer à « les occuper. »
Le ton aigre de cette note n'était pas propre à aplanir les difficultés. La cour de Madrid ne put obtenir satisfaction ^ et dans là ^ conférence du comité des cinq puissances^ du 4 juin, on annonça au plénipotentiaire espagnol que l'infant don Charles -Louis était appelé k posséder^ au lieu des duchés de Parme, Plaisance et Guas- « talle, la principauté de Lucques, avec une in-