‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 56 sur 214 · X.IVRK DlXlàME. Jl · texte numérisé non relu

X.IVRK DlXlàME. Jl

demnité de 5oo,ooo livres de rentes perpé* taeUes.

La reine d'Étrurie , Marie- Louise , en qualité de tutrice du prince son fils, refusa cet arrangement (i); et Tarchiducfaesse Marie*Loiiise fut maintenue dans le duché de Parme par décision définitive , mais sans réversion à son fik. Ces denic princesses du même nom, toutes deux fiUes dé souverain, pourvues et déchues du trôné pour des Êiits résultant de la révolution, offraient d'autres similitudes morales ^[alement dignes d'ins{Mrer l'intérêt et le respect, il est fâdiéux que, faites pour se plaindre et s'estimer^ Tin* constance du sort les eàt mises aux prises pour le même objet.

La ville de Lucques avait député à Vienne le marquis Hlansî^ pour poursuivre contre la Gi*de« vaut princesse de Lucques, Élisa Bonaparte > épouse du sieur Bacciodii, la restitution d'une somme de huit millions, prix de biens appaiv tenant à la ville de Lucques, et vendus sans motif légitime par madame Bacciochi , qui en avait profité. Cette fe^mè avide comme toufc^ ceux qui, sortis de la misère, craignent d'y re«tomber, avait dénaturé sa fortune , et l'avait, etï grande partie, convertie en effets de portefeuille.

. (I) La reiire d'Rtmrib iiccq>ta depuis cet arrangemetif. If. 8

Il4 CONGRES DE viEirirf.

Une commission , nommée par la cour de Vienne dont les troupes occupaient le terri* toire de Lacques, rendit, en 1816, un premier jugement* par lequel cette femme fut. condamtiée à restituer une somme de^ trois militons. à la ville de Lucques, qui, bientôt après, réclama contre elle une autre somme de cinq millions.

Il fut porté au Congrès, par le prince de Piombino, Buoncompagni, une réclamation contre Napoléon Bonaparte qui, par abus de puissance, l'avait dépouillé d'une portion considérable tie sa fortune; sans lui accorder même aucune indemnité. L'empereur Ferdinand II ayant conféré , en 16349 la souveraineté de File d'Elbe et de Piomr bino au roi d*£spagne , Philippe IV , avait en même tems donné ces terres en' fief à don Nicolas Ludovisi, duc de Venosa, neveu«du pape Grégoire £V, pour la somme de i,o5o,ooo flo* rins. Les Tois de Naples avaient hérité des droits de l'Espagne sur llle d'Elbe et sur Piombino ; mais Ferdinand IV avait été contraint, par le traité de 1801 , de céder àJa France ces mêmes droits de souveraineté qui se réduisaient à temr garnison à Porto-I^ongoue et à Piombino. Bonaparte, au lieu de se borner à cette faculté, avait confisqué les propriétés particulières du prince de Piombino qui s'élevaient annuellement à 25o,ooo francs. Cette injuste spoliation contre

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