‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 58 sur 214 · LIVRE DlXlàHC · texte numérisé non relu

LIVRE DlXlàHC

été arrêté à l'asdiable entra \» souverains de VféoAm^ ^t die la Toscane, soit parce qu'il était conforme aux intérêts de l'Autriche.

PÎ6 Vil , édbappé k des persécutions qui semblaient devoir le eonduine au tombeau , ét^t ren^â dans Romf)» le !»3 mai 18149 après plus d^ qmtre aoa d'absenee. Oœupé à réparer les inniix de tpute esfpèce qui avaient suivi la réu* pion de l'Ëlat roviaio à lA' France, il fut trouvé sévère, alors qu'il n'était qit'ami de l'ordre et de la jifstice. Beaucoup de ceux qui n'avaient rien su pardonner, auraient voulu que le chef de l'Église pardonnât tout, comme h la charité pieuse dut être de la faiblesse, et interdisait aux souverains de maintenir leurs droits. Le pape aïK^t envoyé au Congrès de Vienne, pour y assis* ter en son nom, le cardinal Hercule (Con8alvi,per« sondage d'im caraqtène doux et conciliant, auquel il avait ^doaaé peur instnudiion, de solliciter la restitution de toiis les donaines possédés par le saint-siége , à la naissance de la révolution. D'une pmttJpachim Murât s^était hâté d'occuper milit^mvfeolt les deux légations d'Anoône et d'UrbiHt qil'il prétendait garder en vertu des articles^ecrets du traité 4u n janvier; et l'Amriche, de j^oq côté , avait conquis , sur le royaume dltalie, les légations de Fcware , de Bdogne et de Ravenne- Enfin , la France possédait , par le traité 4e Tor

|!ÏO GONOKES DE VISNITE.

Ferrara ^t RaTenne, dans lefi<pielles l^ Prusse avait d'abonl proposé de transférer le roi dç Saxe. L'opinion la plus générale dans le Coii<grès , à regard de ces provinces , était qtie , par dpoft de conquête^ elles étaient toisnbées à la disposition des alliés. Le principe de Vindivisi" Mité du territoire rejeté à l'égard de la France , n'ëtaît pas plusa^is pour lès dioimaiiias du samtsié^, par la raison que tout ce qui est susceptible d'àccroisseitient temporal ^ peut, dans dertâins t^as , être sosœptible de décreisseinent.

iLe Gapdiml Gonsalvi adressa aussi au priace de Melternich^ le 17 noveml^re, une note au sujet des pertes' immenses qu'avait éprouvées, en î8o3, le clergé d'Allemagne. Il sollicitait ieci monarques; et leurs' ministres au Congrès , d'ap* porter, d^ns leur sagesse ^t leur justice, le remède à ces maux. M^ais le Congrès ne se crut point aipp^lé à stiatuer sur le sort du eiengé d'jll'lemagHe, ni snr k restitution de ses biens, dimt uée partie coiisîdérable était tombée dans les mail» des prihèes prètestans; cet objet appa»*tenant À lVd«ni«istrati5rf iiktérieure de chaque état,ou éfapit dans ie^eas d^étnft traité séparéiqenà efttre ^s^Aiverses (loursd'Ailepiâgiie.' Loris «k là fixi^oA des rangs diplcÉisaliqnes, je eardmél GtHisaHrt avait fait réclamer «lu nom de sa cour; et> '^e^ point auquel eNe attàebait beaucoup d'iin^

LITRE BtXltMK. l^f

portance , avait été réglé eonformétnent à ses désirs , mais par pnre courtoisie.

' Le roi de Naples, Murât; aiyant résolu , en mars iBtS, dé tenter par la guerre une révolution en Italie, s^était adressé au pape pour le passage de ses troupes à travers les terres de IxgKse; mais Pie VII n'avait pas cru devoir accorder une demande qui Tarrachait à la neutralité ; ce qui n'avait point empêché Murât de violer le territoire du saint-siége. Le pape avait protesté, et ne se croyant pas eu sûreté à Rome , il en était sorti, le sia mars, après avoir établi une junte d'état ; et il était allé chercher un asile à Gènes, au milieu des troupes anglaises. Depuis, Pie VU , protégé par les armes autrichiennes, était rentré dans Rome; et le sort du saint-siége fut fixé définitivement et d'une manière honorable. IjC traité général du 9 juin i8i5 lui restituait la totalité de ses anciens domaines, à l'exception du comtat Vensdssin , de la ville d'Avignon et de la partie de la légation de Fer rare, située sur la rive gauche du Pô; sacrifices légers, si l'on considère les pays recouvrés par le saintsiége, et qu'en dernier résultat, il lui reste une population de !i,354900o âmes. S'il a perdu, dan» la révolution, une partie des droits utiles pour l'expédition des bulles des évéchés et autres bénéfices, il a ouvert ties rapports particuliers^

122 coiroais VM YinWNU.

avec la Russie, FAngleterre, la Prusse, le Wurtemberg, le royaume des Pays-Bas et autres états dissidens, dont les ministres résident aujourd'hui à Rome; et le grand projet de réunion des diverses communions semble réalisé , sinon pour une entière croyance, du moins pour la fraternité et la tolérance.

LIVmE OMZlàMJi:. I!l3

Page 1