‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 57 sur 214 · LIVRE DIXli^ME. 1 l · texte numérisé non relu

LIVRE DIXli^ME. 1 l

laquelle ce seigneur avait vainement réclamé sous le gouvernement impérial, fut l'objet d'une plainte adressée au Congrès, et justice lui fut rendue. Le grand-duo de Toscane, auquel l'Ile d'Elbe et Piombino furent adjugés, fut chargé, par l'article XGIX du traité général du 9 juin 181 5, de réintégrer le prince de Piombino dans les droits utiles dont il jouissait dans l'île d'Elbe et à Piombino, avant leur occupation par les Français.

' Le Congres accorda au grand*duc les présides et la re version du pays de I^ucques. En même tems, il lui confirma la souveraineté de la Toscane, de la même manière qu'il la possé- . dait avant le traité de Luné ville. Cette garantie nouvelle et cet accroissement de territoire étaient accordés à l'influence toute puissante de la cour de Vienne, à l'estime qu'inspirait le grand-duc Ferdinand , et à la dextérité de son plénipotentiaire , don Neri Corsini.

Par un armistice, conclu le nk mai 1796, il avait été réglé entre le commissaire du duc de Modène et ceux de la république française , que le premier paierait à celle-ci une contribution de neuf millions et demi , et livrerait les vingt plus beaux tableaux de sa galerie; mais, lorsque ces conditions déjà étaient en grande partie exé-

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cutées, il ^vail été sigl^jfié militairement àii duci . de Moijiéne qu'il avait perdu 89 souvefraindté; et Modène et Reg§io avaient peu après été incot*pqrés à la. république cUaipiiie. Le Brisgaw ivail été assigné^ en i8oi3^ au dufc de Modèlieetà sôï^ héritier^ l'ai*chidac Frai^ois d'Eât, tn indemnité : \e duc ay^nt refusé deii prendre possession ^ te pays avait été depuis transmis au girand-duc d^ Bade. Par suite de i'eétrée de Tartaiée aiJÉtri-' chienne dans la ville de Modène en i8i4/l'ar* ebiduo avait été ritabli dans ses droits. de souveraineté sur les duchés de Modène^ de Règgio et de la Afirandole; ce qui. fut cohfirmé de- ^ puis par t'adte général du g juin^ lequel stipula encore : « i^ Que l'arcbldUchesse Màrie-Béalrit d'Est et ses héritiers posséderaient eu toute souveraineté le duché de Massa, et la pt*incipauté de Garrara^ ainsi que les fiefs inbpériaux de là Lunigiâna^

ià^ « Que le cas de reversion de liucquea ait grand-due de Tosciiné échéant, les districts toscans de FivizanOy Pietra-Santa et Bafga^ les . districts lucquois dé Casti^iione et Galiicano » ainsi que ceux de MiriUcciànà et Montè^Ignose j, seraient réums aux autres possessions du duc de Modène. » Cet ai:rangei1(ient eiit lieu sans op^ position d'aucune puissance, soi t parce cju'il avait

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