‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 60 sur 214 · LIVRE OlIZlàMB. lay · texte numérisé non relu

LIVRE OlIZlàMB. lay

naître des espérances. Mais lorsqu'il fallut traiter la question de Naples avec fa cour de Vienne , le prince de Talleyrand rencontra plus d'obstacles. L'intention secrète de l'Autriche , indépendamment de son alliance avec ]\furat , paraissait «tre de séparer Naples de la Sicile. La séparation pouvait avoir lieu , soit dans le cas où Mu* rat resterait à Napfes, et Ferdinand en Sicile, soit dans celui où Ferdinand reviendrait à Na* pies , et où un fils de ce monarque régnerait en Sicile. iHusieurs insinuations avaient été faites à ce sujet, à la cour de Palerme, et elles avaient été rejetées. Le prince Léopold de Sicile luimême qui devait être le plus intéressé au succès de ce plan , ne songeant qu'à la gloire de sa maison et à l'intégrité de la monarchie napolitaine, s'y était montré contraire.

Le prince de Talleyrand ayant renouvelé, en faveur de Ferdinand IV, ses pressantes instances auprès du prince de Metternich , celui-ci avait répondu verbalement : « Que l'empereur, « son maître , était lié par des traités avec ii le roi Murât; qu'en se déclarant contre lui, o il pourrait en résulter efi Italie des moua yemens qui augmenteraient les embarras de la c< cour de Vienne , et l'obligeraient à y porter a des troupes dont la présence était nécessaire

129 COKGftÈS DE VIENNE.

« ^ar d'au tre$ points (i); qu'ainsi il ne fallait « songer à traiter Vaf£»ire de Naples, que lor^r ff qu'on aurait réglé Ie3 objets d'une importance <f plus générale, tek que l!afiaire de Pc^ogne et le de Saxe. :» .

Le prince de Talleyrand se tournant alors du coté du premier plénipotentiaire anglais^ lord Câatlereagh, lui avait, adressé^ le 1 5 décembre, unç note. portant ; «Que ce serait un obj^t de reproche, et en même tems de honte éternelle, si le droit de souveraineté sur un ancien et beau royaume comme celui de Naples, étant coq* testé, l'Europe réunie en Congrès général en sanctionnait , en quelque sorte, l'usurpatioii par son silence, et paraissait approuver l'opinion que le droit le plus juste était celui de la force...

(c Que l'Angleterre n'avait qu'une chose à fairç , qui était de déclarer au Congrès qu*elle avait toujours reconnu Ferdinand pour légitime

souverain du. royaume de Naples Que la

Reconnaissance d'un droit ne renfermait naturellement d'autre obligation que celle de ne rien

(i) La cour de Vienne venait de porter ses principales A^rces en Moravie, et sur les confins de la Pologne , parce <fu'elle n'était pas trcs^rassurée sar l'issue de ses diffionllés avec la Russie , au sujet de la Pologne, et avec la Prusse, au sujet de la Saxe.

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