‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 61 sur 214 · LIVRE ONZIÈME. lag · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIÈME. lag

iairequi fut contraire à ce droit; mais non pas celle de combattre pour sa défense. »

Le prince de Talieyrand pensait a qu'une déclaration franche et uûanime des puissances de l'Europe contre Murât 9 rendrait inutile tout emploi de forces; niais que si le contraire arrivait, le roi Ferdinand n'aurait besoin que de celles de ses alliés qui jugeraient devoir lui prêter leur secours. » « Craindrait-on, ajoutait le premier pléni* « potentiaire français , que dans ce cas, la guerre « ne s'étendit aunielà des limites du royaume de ce Naples , et que la tranquillité de l'Italie ne fut ce de nouveau troublée ? Craindrait - on que les « troupes étrangères ne dussent de nouveau tra- « verser l'Italie? On peut obvier à ces craiùtes, « en stipulant que le royaume de Naples ne « pourrait être attaqué par le continent italien* '< Il parait que l'Autriche s'est engagée envers <c celui qui gouverne à Naples , à la garantie de a toute att^ique de ce côté. Si , comme on nous te l'assure, l'Autriche n'a pris que cet engage- « ment, ( et comment pourrait-on supposer que « l'empereur eût donné sa garantie contre les « droits d'un prince qui est à la fois son oncle et a son beau-père, à la possession* d'un royaume a qu'il a perdu, en faisant cause commune avec <c l'Autriche ); elle ne peut être embarrassée « pour concilier avec la justice et ses sentimens

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ce naturels d'affection^ les engagemens que des (( circonstances extraordinaires lui ont fait force mer. » En conséquence, le prince de Talleyrand demandait qu'il fut déclaré : « Que l'Europe , « réunie en congrès, reconnaissait S. M. Ferdi- « nand IV comme roi de Naples ; que toutes les « puissances s'engageaient, mutuellement les unes (( envers les autres, de n'appuyer directerxient ni c( indirectement aucune prétention opposée au » droit qu'il a de prendre ce titre ; mais que les « troupes que les puissances étrangères à l'Italie (( et alliées tle S. M. , jugeraient à propos de met* (c tre en mouvement pour le soutien de sa cause , « ne pourraient traverser l'Italie^ » Lord Castlereagh qui ne croyait pas qu'on pût faire encore une démarche aussi décisive , et qui n'avait pas un parti définitivement arrêté sur le fond de la question napolitaine^ se refusa aux désirs du premier plénipotentiaire français très -ardent pour le succès d'une cause qui était le point ca* pital de ses instructions.

Après le départ de lord Castlereagh , son successeur, le duc de Wellington, avoua au duc de Serra-Capriola, que l'Angleterre , guidée par des considérations que partageaient d'autres puissances, ne jugeait pas que le royaume de Naples et la Sicile dussent être réunis sur la même tête; et que sa cour, dans cette vue , a^ait promis

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