‹ Histoire du Congrès de VienneChapitre 65 sur 214 · LIVRE OirZlilME · texte numérisé non relu

LIVRE OirZlilME

lusions, il se flattait de surprendre l'Autriche qui, d'après des considérations politiques, et fort étrangères à l'Italie, avait concentré ses principales forces vers la Pologne. Indépendamment qu'il pouvait encore exister i entre les cours du Nord, quelques nuages qui ne permettaient pas de dégarnir encore la Moravie, la saison n'était pas favorable pour transporter en Italie , des troupes et de l'artillerie. Murât , qui connaissait la situation embarrassée de la cour de Vienne, se croit assuré du succès de ses plans ; et ses plénipotentiaires transmettent au cabinet autrichien, le 8 avril, une note dans laquelle ils se plaignaient ce que leurs dépêches, ainsi qu'une lettre de leur souverain à l'empereur d'Autriche, contenant les offres les plus amicales , étaient restées sans réponse, et que la cour de Vienne n'avait rompu le silence, que par sa note du 216 février, laquelle annonçait le départ de 100,000 hommes de troupes pour Fltalie ;

« Que, d'après cette note qui jetait une vive lumière sur la conduite suivie pendant le Congrès envers la cour de iN'aples , et d'après les événemens survenus en France lesquels pouvaient de nouveau embraser le continent , le roi avait dû songer à s'assurer sa conservation, et la sûreté de ses états par ses propres moyens

fi Que la marche de l'armée napolitaine sur le

l4^ CONGRÈS DE VIENNE.

PÔ, ne devait être envisagée que comme une mesure de prévoyance dictée par la considération que le roi ne pouvait compter que sur ses propres forces , et que la ligne du Pô était la seule qui pût le mettre à même de se défendre contre toute attaque méditée contre ses états. » C'était toujours sur des prétextes tirés de la sûreté, que Bonaparte avait fondé ses invasions, et Ton voit que Murât, formé à son école, se servait des mêmes argumens.

Le prince de Metternich, répondant le i6 avril, à la précédente note, après avoir justifié la fidélité de l'empereur à exécutei: l'alliance du 1 1 janvier, ajoutait « que ce monarque n'avait cessé de faire représenter au roi de Naples , les conséquences où l'entraînait l'occupation prolongée des Marches dans des conjonctures où une saine politique lui prescrivait au contraire de borner ses prétentions à la conservation de son royaume, et de s'écarter de tout projet de conquête ;

(( Que cette même politique l'appelait à la tâche honorable d'aider les gouvernemens de l'Italie, à assurer le repos de cette contrée, au lieu d'y entretenir l'agitation des esprits, en augmentant sans cesse des armées déjà supérieures aux ressources de ses états ;

« Que S. M. I. eût rejeté toute demande de la France d'envoyer des armées en Italie , et eût

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