LIVRE DOUZIÈME* IqS
celui que lui procurerait une alliance qu'elle contracterait en son propre nom, avec une des grandes puissances de l'Europe. » Se prévalant dé cette opinion, le plénipotentiaire bavarois réitérait, au nom de son souverain, la déclara* tioB : «Qu'il ne pouvait renoncer à ce droit, et qu'il devait se borner à désirer que l'on trouvât un moyen de concilier ie vœu sincère de S. M. bavaroise pour la prompte terminaison des affaires d'Allemagne, avec ses devoirs sacrés de souverain. »
Dans la séance du ^4, le même plénipotentiaii^ indiqua quatre cas particuliers pour lesquels il réclamait pour son souverain , le droit de guerre et d'alliance. Ces cas se rapportaient : I* A la guerre de la Prusse et de l'Autriche, pour leurs états situés hors de la confédération ;
2^ A la guerre entre l'Autriche et la Prusse;
3^ A la guerre de la Prusse et de l'Autriche avec la France ;
4° A des alliances à conclure avec des puis^ sances étrangères, sans que ces alliances pussent compromettre la confédération.
Le prenÉer plénipotentiaire autrichien, prince de Metternich , observa au sujet de la double voix demandée en faveur de l'Autriche et de la Prusse , que * cette demande se fondait nonsèuiement sur ce qu'elles avaient une popu- II. i3
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latiou plus considérable que les autres états de la confédération , mais sur ce que la fonee et la protectiod que la confédération àcquéndt par leur accession, ne dérivant pas seulement de leurs états allemands, mais aussi de la totalité de leurs autres états ; la jdouble qualité de puisr sanoe allemande et étrangère , en leur imposant une double charge, offrait aussi une proteatlon plus efBcace en faveur des autres états. Alors le plénipotentiaire bavarois chercha à se prévaloir de cette explication , pour demander en faveur de sa cour une double voix dans le conseil des chefs de cercle , parce qu elle était dans le 0^ de concourir à la confédération, avec de plus grandes forces que THanovre et le Wurtemberg*
Le premier plénipotentiaire hanovrien observa à son tour, qu'il fallait également prendre en considération les liens de l'Hanovre avec r Angleterre ; liens qui augmentaient l'avantage que la confédération retirerait de son accession ^ et que Ion ne pouvait pas plus mettre de coté que ceux qui résultaieifit , quant à la> Prusse e^ à l'Autriche, de leurs états situés hors de TMle* magne.
Le prince de Wrède déclara, dans la séance du, a6 octobre , que la Bavière était disposée à aci^der à la confédération proposée, uniquem^nj! parce que cette accession ét^it généralement de*