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par Décessité, la politique de circoostauce qui est celle des rois faibles, et qu'adopta utilement son père dans les malheurs de TAIlemagne.
Après les têtes couronnées qui sont essentiellement allemandes , viennent deux autres mo* narques admis partiellement dans la nouvelle fédération germanique ; ce sont les rois de Danemarck et des Pays-Bas : Je premier pour le Holstein; et le second pour le grand-duché de Luxembourg, pays important pour la défensive*
Parmi les princes souverains composant la confédération présente, il faut comprendre, le grand -duc de Ba.uf, qui n'avait guère en 179a, que aoo,ooo sujets, et qui aujourd'hui en a 900,000 sous ses lois ;
Le .grand - duc de Hkssk dont le territoire contient près de 800,000 sujets , et qui jouit d'un pays fertile, et bien situé pour le commerce intérieur;
L'électeur de Hesse-C^ssel qui réintégré dans Ja presque totalité de ses anciens domaines , se trouve dès-lors un des princes allemands du second rang les plus considérés ; et le landgrave de Hesse*Hombourg , rendu à l'immédiateté par le comité des cinq ^ pour le récompenser du zèle qu'il ni^ntra pour la cause générale.
A. ces souverains du second rang, il faut ajouter, le duc de Brdnswick, les branches ducales de
aSa CONGRÈS DE VIENNK.
au comte Bernard , général des armées de l'empereur Lothaire. Elle se partage en plusieurs rameaux , dont les principauxsont de la Lippe* Detm'old et la Lippe-Schaumbourg.
T^ maison o£ Waldfck se prétend issue du fameux Saxon Witikind. L'empereur Léopold promut, en i68u, à la dignité de prince,. Georges-Frédéric comte -de Waldeck , feld^maréchal de ses armées et de celles de l'empire.
Un grand nombre de villes d'Allemagne, eon« nues sous le nom Ae villes impériales ^']oms&9L\exkt de l'indépendance. Elles étaient au nombre de cinquante-deux, distribuées en deux bans, ce^ lui d&Souabe et du Rhin. Leur liberté consis<t tait en ce qu'elles relevaient immédiatement de l'empereur et de l'empire, sans dépendance d'aucun souverain ; et leur collège possédait une voix délîbérative daps les diètes. Elles exer-» çaient sur .elles t mêmes leur juridiction, né rendaient compte à personne de leur administra-^ tion, jouissaient du droit de régale, de jcelui de conclure des traités, et d'envoyer* des am* bassadeurs : enfin elles n'avaient d'autre législation que celle émanée de leurs propres citoyens. Tous les cultes y étaient exercés sans rivalité et sans aigreur. Les arts et le commerce , amis de la tolérauce , yJl.orissaient; et quelques-unes d'entre elles, telles que Francfort, Cologne
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et Hambourg principalement ^ avaient acquis une existence consîdArabie. Déjà , par le traité de Westphalte, dix yilles impériales d'Alsace avaient été réunies à la France ; et Strasbourg lui avait été cédé par la paix de Ryswick. I^ faiblesse de beaucoup de ces villes les présentait comme une proie facile.
La paix de Lunéville^ et bientôt après, lacte de confédération du Rhin de 1806, anéantirent l'indépendance de toutes les villes impériales: elles fiirent réparties entre le& princes leurs voisins. Bade> Wirtemberg et la Bavière, qui en avaient acquis le plus grand nombre , n'eurent point de ménagemens pour elles. Ces villes soupiraient après leur indépendance, et supportaient impatiemment le joug que leur avait imposé la violence. Mais leur situation n'était guère susceptible de changement, parce que des traités avaient garanti à leurs nouveaux souverains, l'intégrité de leurs domaines. Il eut fallu trouver ailleurs des indemnités; et déjà elles manquaient pour des princes , tels que le roi de Danemarck^ l'électeur de Hesse^Cassei , et autres auxquels il en était dû. Ce fut cette circonstance qui empêcha même de mettre en dé^ libération , le rétablissement des villes impéria*' les ou immédiates.
IjCS villes dites anséatiques, Lubeck, Brème
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l'Autriche et la Prusse. Puisse Témulation du bonheur public succéder à la rivalité du pouvoir! La cour de Berlin a senti ce qu'elle avait perdu pour n'avoir pas été au secours du vrai protecteur de rAUemagne; et, d'un autre côté, elle a dû être touchée de la magnanimité de ja cour de Vienne qui oubliant bien des traverses hostiles, a secondé, autant que la politique générale le lui permettait , la restauration de la monarchie prussienne. L'Allemagne ne peut retomber sous le joug de l'étranger, que dans le cas où l'esprit de faction , qui n'est que l'intérêt personnel et exclusif, l'emporterait sur le bien-être de la confédération. La France qui, sous Napoléon, abusa tant de son pouvoir^ n'a plus droit désormais de se mé}er du sort de ce pays, quç par suite de traités avec la confédération , ou avec des puissances d'Allemagne prises séparément. Dans l'un et l'autre cas, la politique lui conseille de n'avoir en vue que le maintien de l'ordre général , la défense de l'état opprimé , et de dédaigner tout ce qui n'appartiendrait qu^à la vanité d'une influence qui blesse ou humilie. Les grandes cours se disputent à tort la petite gloire de dominer dans les conseils de l'étranger, domina* tion moins fructueuse qu'orageuse.
C'est sans réfléchir qu'on représente la Russie comme capable d'envahir l'Allemagne. Le
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Pétersbotirg est assez éclairé pour icquisitioD de cette vaste contrée, même la chose possible , diminueen ta prolongeant sur un sol ppartenir sans mêler tous les t du centre de l'Europe, et (? d'équilibre» Le système périr, parce qu'il est le ré»les derniers temps et du y idées politiques. Il a pour >ncipales puissances qui, réu- . laite intelligence pour tout ce qui . la sûreté commune, seront toujours >rtes qu'une d'entre elles.
1/Angieterre s'intéresse à l'Allemagne, autant pour l'extension de son commerce et ses connexions avec l'Hanovre, que dans des vues d'ordre universel. Les rapports de l'Allemagne avec la majeure partie de l'Europe, sont di-^ rects et tellement liés qu'ils sont inséparables. Il n'y a que ceux qu'elle avait précédemment avec la Suède, qui soient presque entièrement annulés depuis la cession que celle-ci a faite de la Poméranie. La nation suédoise parait ellemême avoir renoncé pour toujours aux invasions qu'elle se permit sous Gustave-Adolphe et Charles Xn, à une époque où elle avait sous sa domination plusieurs provinces allemandes. L'Al-> II. 17
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lemagne cesse par sa nouvelle organisation, d'être un vaste camp d'où partaient des essaims de soldats volant à la voix d'un prétendu protecteur, pour égorger leurs frères sans griefs comme sans fruit. Les peuples de la Germanie ont abjuré des haines jalouses semées à dessein; et la nation allemande, redevenue une et indivisible, sera un des plus solides garans du repos de l'Europe.
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