PRISE DE PARIS
alors que les alliés s'en rendirent maîtres. L'admiration arrêtait chez les Prussiens et les Russes ces transports de vengeance qui les avaient amenés de si loin et à travers tant d'obstacles à ce terme de leurs vœux. Tout disait à ces soldats^ à leurs généraux et à leurs souverains : « Ne poussez pas au désespoir une armée qui produit de tels hommes. Ils n'étaient que douze mille, mais songez qu'une armée de cinquante mille héros marche derrière vous et à votre rencontre sous les ordres de Napoléon. »
Blûcher venait d'assurer^ pour les alliés, le succès de cette journée décisive, en s'emparant de Montmartre où un tr^s-petit nombre de combattants lui avaient fait éprouver des pertes très-sensibles. C'étaient des sapeurs-pompiers, deux cent trente élèves de l'école polytechnique et environ trois cents gardes nationaux; d'autres pelotons de la même garde avaient été portés sur d'autres points; on estime à sept cents le nombre de ceux qui prirent part au combat. Cette armée héroïque perdit plus du tiers de ses combattants; elle avait eu à soutenir le choc de cent mille hommes !
Ce fut à quatre heures du soir qu'il y eut une suspension d'armes pour traiter de la capitulation; elle ne fut signée qu'à deux heures du
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matin entre le colonel Orlof , aide de camp de rcmpcreur de Russie ^ et le colonel comte de Parre, aide de camp du prince de Schwartzen* berg d'une part; et de l'autre, le colonel baron Fabvier, attaché à Tétat-major du maréchal Marmont, aide de camp du duc de Haguse, A qui l'histoire doit les détails les plus exacts sur les opérations du sixième corps ^ et le colonel Denys de Danrémont qui depuis ^ nommé gou^ terneur de FAlgérie fut par une fatalité déplorable, tué sous les murs de Constantine^ avant le brillant assaut qui nous en rendit maîtres« Voici cette douloureuse capitulation : Les corps des maréchaux ducs de Tréyise et de Raguse évacueront la ville de Paris le 31 mars, à sept heures du matin; ils emmèneront avec eux l'attirail de leur corps d'armée. Les hostilités ne pourront recommencer que deux heures après l'évacuation de la ville ^ c^est-à-dire le 31 mars à neuf heures du matin. Tous les arsenaux ^ateliers, établissements et magasins militaires seront laissés dans le même état où ils se trouvaient avant qu'il fût question de la présente capitulation. La garde nationale ou urbaine est totalement séparée des troupes de ligne; elle sera conservée ^ désarmée ou licenciée, selon le» dispositioD» des cours alliées*