CHAPITRE XLVIII
CHUTE DB l'empire ET RESTAURATION (181&)«
SOMMAIRE
Naît d'une sombre attente à Paris. — Lyon se rend à l'armée autrichienne. — Députation du corps municipal à Bondy, vers l'empereur Alexandre. — Paroles rassurantes. — • Entrée des alliés à Paris , et d'abord incertitude et défiance réciproques. — La confiance renaît bientôt et se prononce avec force. — Les femmes en donnent le signal et distribuent des cocardes blanches. — < Alexandre logé chez le psince de Tallejrand. ^ Conseil nocturne entre les souverains et plusieurs ministres. •— Résolution prise contre Napoléon. — Rejet de la régence. — Louis XVIll reconnu par les alliés. — - Sénatus-consulte proposé par Talleyrand au Sénat. — Garanties pour Paris et pour l'ordre constitutionnel. — Déchéance de Napoléon et de sa famille décrétée par le Sénat. — Effervescence générale de l'opinion manifestée au théâtre , par les journaux et par un écrit de Chateaubriand. — Enthousiasme pour l'empereur Alexandre , qui se rend protecteur du régime constitutionnel. — Adhésions de tous les corps au décret de déchéance. — Formation du gouvernement provisoire. — Trouble de Napoléon en apprenant la marche des alliés sur Paris. — Il fait en vain une extrême diligence. — Il arrive à Fontainebleau le 3 1 mars , et s'élance le lendemain jusqu'à Fromenteau , où il reçoit les nouvelles les plus accablantes. — Son désespoir. — H déclare à son armée sa résolution de marcher sur Paris. — La vieille garde y applaudit ; les maréchaux s'y refusent. — Ils déterminent l'Empereur à une abdication en faveur de son fils. — Nuit agitée et mystérieuse de Fontainebleau. — Députation de Ney, Macdonald et Marmont vers Alexandre. — La principauté de rile d'Elbe laissée à Napoléon. — Capitulation du corps d'armée