LIVRE XXXIII. — KEV
politique générale ne Tenait pas les aider à force de complications nouvelles , ils allaient être encore une fois régénérés par nne dynastie étrangère. Hais le secret du destin était alors impénétré et impénétrable. Napoléon recevant nne lettre du prince Cambacérès , qui lui souhaitait une bonne année, lui avait répondu : Pour que vous puissiez m'adresser le même souhait encore une trentaine de fois, il faut être sage. — Mais après avoir compris qu'il fallait être sage, saurait-il l'être? Là, nous le répétons, était la question, l'unique question. Lui seul après Dieu tenait dans ses mains le destin des Espagnols, des Allemands, des Polonais, des Italiens, et malheureusement des Français comme de tous les autres.
Tandis que ses armées, après avoir pris un instant de repos, s'apprêtaient à s’élancer, celle du maréchal Soull de la Corogne à Lisbonne, celle du maréchal Victor de Madrid à Séville, celle de l'Aragon de Saragosse à Valence, il faut le suivre lui-même des sommets du Guadarrama aux bords du Danube , de Somo-Sierra à Essling et Wagram. Il lui restait alors quelques beaux jours à espérer, parce qu'il était encore temps d'être sage , et que les dernières fautes, les plus irrémédiables, n'avaient pas été commises Il n’était pas impossible, en effet, quoique cela devint douteux à voir la marche qu’il imprimait aux choses, que l'Espagne fut régénérée par ses maios, que l'Italie fut affranchie des Autrichiens, que la France demeurât grande comme 11 l avait faite, et que son tombeau se trouvé! sur les bords de la Seine, sans avoir un moment reposé aux extrémités de l’Océan.