‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 178 sur 186 · LIVRE VINGT-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-NEUVIÈME

ARftXJUKZ.

Expédition 5c Portugal — Composition do l'armer destinée à cette expédition. — Première entrée de» Français en Espagne. — Marche de Ciudad-Rodrigo a Alcanlara. •— Horrihles snufTrauccs. — Le général Junot, pressé d’arriver à Lisbonne, suit In droite du Tagc, par le revers de» montagnes du Elcyra. — Arrivée de l'armée française à Abr&ntès, dans l’état le plus affreux. — La? général Junot se décide à marcher sur Lisbonne avec les compagnies d’élite. — En apprenant l'arrivée des Français, le prince régent de Portugal prend le parti de s’enfuir au Brésil. — Embarquement précipité de la cour et des principales familles portugaises. — - Occupation de Lisbonne par le général Junot. — Suite des événements de l’Escuriat. — Situation de la cour d’Espagne depuis l’arrestation du prince des Asturies, et le pardon humiliait! qui lui a été accordé.

— Continuation des poursuites contre scs complices. — Méfiances et terreurs qui commcuceot à s’emparer de la cour. — L’idée de fuir en Amérique, k l’exemple de la maison de Bragaucc, se présente & l’esprit de la reine et du prince de lu Paix. — Résistance de Charles IV & ce projet. — Avant de recourir & celte ressource extrême, on cherche à se coucdier Napoléon, et ou rcnouicllc au nom du roi la demande que Ferdinand avait faite d’une princesse française. — On ajoute k cette demande de vives iustances pour la publication du traite de Foulaiucbleau. — Ces proposition» ne peuvent rejoindre Napoléon qu’en Italie. — • Arrivée de celui-ci k Milan. — Travaux d’utilité publique ordonnés partout où il passe. — Voyage à Venise. — Réunion de princes et de souverains dans cette ville. — Projets de Napoléon pour rendre à Venise son antique prospérité commerciale. — Course à L’dinc, à Pulma-Vova , à Osopo. — Retour à Milan par Legnago et Manloue. — Entrevue à Manlouc avec Lucien Bonaparte. — Séjour à Milan. — Nouveaux ordres militaires relativement à l’Espagne, et ajournement dos réponses à faire à Charles IV. — Affaires politiques du royaume d’Italie. — • Adoption d’Eugène Bcauharuais, cl transmission assurée k sa desceudance de ht eourouue d'Italie. — Décret» de Milan opposé» aux nouvelles ordonnances maritime» de l’Angleterre. — Départ de Napoléon pour Turin. — Travaux ordonnés pour lier Gène» au Piémont, te Piémont à la France. — Retour à Paris le Ier janvier 1808.

— Napoléon ne peut pas différer plus longtemps sa réponse à Charles ll\ et l'adoption d’une résolution definitive à l’égard de l’Espagne. — Trois partis se préaeutcut : un mariage, uu démembrement de territoire t un changement de dynastie. — Entrainement irrésistible de Napoléon vers le changement de dynastie. — Fixé sur le but ,

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Xapoléon ne l’est pas sur les moyens, et en attendant il ajoute au uombre des troupes qu’il a déjà dans la Péninsule, et répond d’une manière évasive à Charles IV. — Levée de la couseriplion de 1809. — Forces colossales de la France à cette époque. — Système d’or<{anisation militaire suggéré A Xapoléon par la dislocation de ses régiments, qui ont des bataillons en Allemagne, en Italie, en Espagne. — Xapoléon veut terminer cette fois toutes les afTaires du midi de l’Europe. — Aggravation de ses démêles avec le Pape. — Le général Xliollis chargé d’occuper les Etats romains. — I.e mouvement des troupes anglaises vers la Péninsule dégarnit la Sicile, et fournit l'occasion, depuis longtemps attendue, d’une expédition contre cette Ile. — Réunion des flottes françaises dans la Méditerranée. — Tentative pour porter seize mille hommes en Sicile, et un immense approvisionnement A Corfou. — Suite des événements d'Espagne. — Conclusion du procès de l’Kscurial. — Charles IV, en recevant les réponses évasives de Xapoléon, lui adresse une nouvelle lettre pleine de tristesse et de trouble, et lui demande une explication sur l’accumulation des troupes françaises vers les Pyrénées.

— Pressé de questions, Xapoléon sent la nécessité d’en finir. — Il arrête enfin ses moyens d'exécution , et se propose , en efTrayanl la cour (T Espagne , de l’amener à fuir comme la maison de Bragancc. — Cette grave entrepris, lui rend l'alliance russe plus nécessaire que jamais. — Attitude de il. de Tolstoy A Paris. ■ — Ses rapports inquiétants A la cour de Russie. — Explication d'Alexandre avec M. de Caulaincourt. — Averti par celui-ci du danger qui menace l'alliance, Xapoléon écrit à Alexandre, et consent A mettre en discussion le partage de l’empire d'OrienL — Joie d’Alexandre et de XI. de RomanzofT. — Divers plans de partage. — Première pensée d’une entrevue A Krfurt. — Invasion de la Finlaude. — Satisfaction A Saint-Pétersbourg. — Xapoléon, rassuré sur l’alliance russe, fait ses dispositions pour amener un dénoùment en Espagne dans le courant du mois de mars. — Divers ordres donnés du 20 au 25 février dans le but d’intimider la cour d’Espagne et de la disposer A la fuite. — Choix de Xlurat pour commander l'armée française. — Ignorance dans laquelle Xapoléon le laisse relativement a ses projets politiques. — Instruction sur la marche des troupes. — Ordre de surprendre Saint-Sébastien, Pampeiunc et Rorcelone. — Le plan adopté mettant en danger les colonies espagnoles, Xapoléon pare à ce danger par un ordre extraordinaire expédié à l’amiral Rosily. — Entrée de Xlurat en Espagne. — Accueil qu'il reçoit dans les provinces basques et la Castille. — Caractère de rcs provinces. — Entrée A Villoria et à Burgos. — Etat des troupes françaises. — Leur jeunesse , leur dénûment, leurs maladies. — Embarras de Murat résultant de l’ignorance où il est touchant le but politique de Xapoléon. — Surprise de Barcelone , de Pampeiunc et de Saint-Sébastien.

— Fâcheux effet produit par l’enlèvement de ees places. — Alarmes conçues A Xladrid

en recevant les dernières nouvelles de Paris. — Projet définitif de se retirer en Amérique. — Opposition du ministre Caballero A ce plan. — Malgré son opposition, le projet de départ est arrêté. — Ébruitement des préparatifs de voyage. — Emotion extraordinaire dans la population de Madrid et d’Aranjuez. — Le prince des Asturies, son oncle don Antonio , contraires A toute idée de s'éloigner. — Le départ de la cour fixé au 15 ou 16 mars. — La population d’Aranjuez et des environs, attirée par la curiosité, la colère et de sourdes menées, s'accumule autour de la résidence royale, cl devient effrayante par ses manifestations. — La cour est obligée de publier le 16 une pruclamation pour démentir les bruits de voyage. — Elle n’en continue pas inoius ses préparatifs. — Révolution d’Aranjuez dans la nuit du 17 au 18 mars. — Le peuple envahit le palais du prince de la Paix , le ruine de fond en comble , et cherche le prim e lui-méme pour Tégorger. — Le roi pst obligé de dépouiller Emmanuel tiodoy de toutes ses dignités. — On continue A rechercher le prince lui-même. — Après avoir été caché trente-six heures sous des nattes de jonc, il est découvert au moment où il sortait de cette retraite. — Quelques gardes du corps parviennent à l’arracher A la fureur du peuple, et le conduisent A leur raserne, atteint de plusieurs blessures. — Le prince des Asturies réussit A dissiper la multitude en promettant la mise en jugement du prince de la Paix. — Le roi et la reine, effrayés de trois jours de soulèvement, et croyant sauver leur vie et celle du favori en abdiquant, signent leur abdication dans la journée du 19 mars. — Caractère de la révolution d'Aranjuez. 1 A 112

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