‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 180 sur 186 · LIVRE TRENTE ET UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIÈME

BAYLEX.

Situation de l'Espagne pendant les événements qui se passaient à Bayonne. — Esprit des différentes classes de la nation. — Sourde indignation près d’éclater à chaque instant. — Publication olGeielle des abdications arrachées k Ferdinand VII et k Charles IV. — Effet prodigieux de cette publication. — Insurrection simultanée dan» les Astorics , la Galice, la VieiUe-Caatille, l'Estremadure, l'Andalousie, les royaumes de Murcie et de Valence , la Catalogne et l'Aragon. — Formation de juntes insurrectionnelles, déclaration de guerre à la France, lovée en masse, et massacre des capitaines généraux. — Premières mesures ordonnées par Xapoléon pour la répression de l'insurrection. — Vieux régiments tiré* de Paris, des camps de Boulogne et de Bretagne. — Envoi en Espagne de» troupes polonaises. — Le général Verdier comprime le mouvement de Logrono, le général Lasalle celui de Valladolid, le général Frère celui de Ségovie. — Le général Lefebvre- Dcsno ette, k 1a tête d’une colonne composée principalement de cavalerie, disperse les Aragonais à Tndela, .Malien, A lagon , puisse trouve arrêté tout à coup devant Saragosse. — Combat* du général Duhesme autour de Barcelone. — Marche du maréchal Moncey sur Valence , et son séjour à Cuenra. — Mouvement du général Dupont sur l'Andalousie. — Celui-ci rencontre les insurgés de Cordoue au pont d'Aicolea, les culbute, enfonce les portes de Cordoue, et y pénètre de vive force.

— Sac de Cordoue. — Massacre des malades et des blessés français sur toutes les routes. — Le général Dupont s'arrête k Cordoue. — Dangereuse situation de la flotte de l’amiral Rosily à Cadix, attendant les Français qui n'arrivent pas. — Attaquée dans la rade de Cadix par le* Espagnols , elle est obligée de se rendre après la plus vive résistance. — l.r général Dupont , entouré d'insurgés , fait on mouvement rétrograde pour se rapprocher de» renforts qu’il a demandés, et vient prendre position k Andujar.

— Inconvénients de rrtte position. — Ignorance absolue où l’on est à Madrid de ce qui se passe dan* les divers corps de farinée française, par suite du massacre de tous les courrier* — Inqniétude* pour le maréchal Moncey et le général Dupont — La division Frère envoyée au secours du maréchal Moncey, la division Vedel au secours du général Dupont. — Nouveaux renforts expédiés de Bayonne par Napoléon. — Colonnes de gendarmerie et de gardes nationale* disposées *ur les frontières. — Formation de la division Reille ponr débloquer le général Duhesme k Barcelone. — Réunion d’une armée de siège devant Saragosse. — Composition d'une division de vieilles troupes sous les ordres du général Mouton , pour contenir le nord de la Péninsule et escorter Joseph. — Marche de Joseph en Espagne. — Lenteur de celte marche. — Tristesse qu’il éprouve en voyant tous scs sujets révoltés contre lui. — Événements militaires dans les pays qu'il traverse. — Inutile attaque sur Saragosse. — Réunion des forces insurrectionnelles du nord de l'Espagne sous les généraux Blake et de la Cucsta. —

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.Mouvement du maréchal Bessières ver» eux. — Bataille de Rio-Scco, et brillante victoire du maréchal Bessières. — Sous le» auspices de cette victoire Joseph sc hâte d'entrer dans Madrid. — Accueil qu'il y reçoit — Kvénemenls militaire» don» le midi de l'Espagne. — Campagne du maréchal Moncey dan» le royaume de Valence. — Passade du dcûlé de La» Cabrera». — Attaque sans succès contre Valence. — Retraite pur la route de Murcie. — Importance de» événement» dons l’Andalousie. — La division Gobert envoyée à la suite de la divisiou Vcdci pour secourir le général Dupont. — Situation de celui-ci k Andujar. — Difficulté qu'il éprouve k vivre. — Chaleur étouffante. — Vedel vient prendre position à Baylen après avoir forcé les défilé» de la Sicrra-Morcna. — Gobert s'établit à la Caroliue. — Obstiualion du général Dupont à demeurer ù Andujar. — Les insurgé» de Grenade et de l'Andalousie, après avoir opéré leur jonction, se présentent le 15 juillet devant Andujar, et canonnent celte position sans résultat sérieux. — Vedel, intempestivement accouru de Bayleu à Andujar, est renvoyé aussi mut à propos d'Andujur k Baylen. — Pendant que Baylen est découvert, le général espagnol Rediug force le Guadalquivir, et le général Gobert, voulant s'y opposer, est tué. — Celui-ci remplacé par h? général Dufour. — Sur un faux bruit qui fait croire que les Espagnols se sont portés par un chemin de traverse aux défilés de la Sicrra-Morena, le» généraux Dufour et Vedel courent à la Caroline, et laisseul une seconde fois Baylen découvert — Conseil de guerre au camp des insurgés. — Il est décidé dan» ce conseil que les insurgé», ayunt trouvé trop de difficulté à Audujar, attaqueront Baylen. — Baylen, attaqué eu conséquence de culte résolution, est occupé sans résistance. — En apprenant cette nouvelle, le général Dupont y marche. — Il y trouve les insurgés en masse. — Malheureuse hataiUe de Baylen. — Le général Dupont, nu pouvant forcer le passage pour rejoindre se» lieutenants, est obligé de demander une suspension d’armes. — Tardif et inutile retour de* généraux Dufour et Vedel sur Baylen. — Conférences qui amènent la désastreuse capitulation de Bayleu. — Violation de cette capitulation aussitôt après sa signature. — Les l1' ruuçui» qui devaient être reconduits eu France, avec permission de servir, sont retenus prisonniers. — Barbare» traitement» qu'il» essuient. — Funeste effet de cette nouvelle dans toute l’Espagne. — Enthousiasme des Espagnols et abattement des Français. — Joseph, épouvanté, se décide k évacuer Madrid. — Retraite de l'armée française sur l'Kbre. — Le général Verdier, entré dans Saragosse de vive force, et maître d’une partie de la ville, est obligé de l'évacuer pour rejoindre l’armée française à Tudela. — Le général Duhcsme, après une inutile tentative sur Girone, est obligé de sc renfermer dans Barcelone, sans avoir pu être secouru par le général Rcillc. — Contre-coup de ces événements en Portugal. — Soulèvement général des Portugais. — Efforts du général Junol pour comprimer riusurreeliou. — Empressement du gouvernement britannique ù seconder l’insurrection du Portugal. — Envoi de plusieurs corps d’armée dans lu Péninsule. — Débarquement de sir Arthur Wellesley k l'embouchure du Mondcgo. — Sa marche sur Lisbonne. — Brillant combut de trois mille Français contre quinze mille Anglais h Rolica. — Junot court avec des forces insuffisantes A la rencontre des Anglais. — Bataille malheureuse de Vimeiro. — Capitulation de Cintra, stipulant l'évacuation du Portugal. — De toute la Péninsule il ne reste plus aux Français que le terrain compris entre l'Kbre cl les Pyrénées. — Désespoir de Joseph , et son vif désir de retourner A Naples. — Chagrin de .Napoléon , promptement et cruellement puni de ses fautes. 194 à 321

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