‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 181 sur 186 · LIVRE TRENTE-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE-DEUXIÈME

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La capitulation de Baylen parvient à la connaissance de Napoléon pendant qti'il froyage dans les provinces méridionales de l’Empire. — Explosion de ses sentiments & la nouvelle de ce malheureux événement. — Ordre de faire arrêter le général Dupont k son retour en France. — Napoléon tient la parole qu’il avait donnée de visiter la Vendée, et y est accueilli avec enthousiasme. — Son arrivée à Paris le 14 aoôt. — Irritation et

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audace de l'Autriche provoquées pur les événements de Rayonne. — Explication avec !U. de Metlernich. — Napoléon veut forcer la cour de Vienne i manifester ses véritables intentions avant de prendre un parti définitif sur la répartition de ses forces. — Obligé de retirer d'Allemagne une partie de ses vieilles troupes , Napoléon consent i évacuer le territoire de la Prusse. — Conditions de cette évacuation. — Nécessité pour Napoléon de s'attacher plus que jamais la cour de Russie. — Vœu souvent exprimé par l’empereur Alexandre d'avoir une nouvelle entrevue avec Napoléon, afin de s'entendre directement sur les affaires d'Oricnt. — Cette entrevue fixée à Krfurt et à la fin de septembre. — Tout est disposé pour lui donner le plus grand éclat possible. — En attendant, Napoléon fuit ses préparatifs militaires dans toutes les suppositions. — Etal des choses en Espagne pendant que Napoléon est à Paris. — Operations du roi Joseph. — Distribution que Napoléon fait de ses forces. — Troupes françaises et italiennes dirigées du Piémont sur la Catalogne. — Départ du 1er et du 6e corps de la Prusse pour l'Espagne. — Marche de toutes les divisions de dragons dans la même direction. — Efforts pour remplacer à la grande année les troupes dout elle va se trouver diminuée.

— Nouvelle conscription. — Dépense de ces armements. — Moyens employés pour arrêter la dépréciation des fonds publics. — Effet sur les différentes cours des manifestations diplomatiques de Napoléon. — I/Autriche intimidée se modère. — La Prusse accepte avec joie l'évacuation de son territoire , en invoquant toutefois un dernier allégement de ses charges pécuniaires. — Empressement de l'empereur Alexandre pour se rendre a Krfurt. — Opposition de sa mère à ce voyage. — Arrivée des deux empereurs à Erfurt le 27 septembre 1808. — Extrême courtoisie de leurs relations. — Affluence de souverains et de grands personnages civils et militaires venus de toutes les capitales. — Spectacle magnifique donné à l'Europe. — Idée» politiques que Napoléon se propose de faire prévaloir à Krfurt — A la chimère du partage de l'empire turc, il veut substituer le don immédiat à la Russie de la Valachie et de la Moldavie.

— Effet de ce nouvel appAt sur l'imagination d’Alexandre. — Celui-ci entre dans les vues de Napoléon, mais en obtenant moins, il veut obtenir plus vile. — Son ardeur à posséder les provinces du Danube surpassée’ encore par l'impatience de »on vieux ministre, M. de HomanzofT. • — Accord des deux empereur». — Satisfaction réciproque et fêtes brillantes. — Arrivée à Krfurt de M. de Vincent, représentai de l'Autriche.

— Fausse situation qu'Alexandre et Napoléon s'appliquent à lui faire. — Après s’être

entendus, les deux empereurs cherchent & mettre par écrit les résolutions arrêtées verbalement. — Napoléon désirant que la paix puisse sortir de l’entrevue d'Erfurt, veut que Ton commence par des ouvertures pacifiques à l’Angleterre. — Alexandre y consent, moyennant que la prise de possession des provinces du Danube n'en soit point retardée. — Difficulté de trouver une rédaction qui satisfasse à ce double vœu. — Convention d'Erfurt signée le 12 octobre. — Napoléon, pour être agréable i Alexandre, accorde à la Prusse une nouvelle réduction de ses contributions. — Première idée d’un mariage entre Napoléon et uue sœur d'Alexaudre. — Dispositions que manifeste à ce sujet le jpune exar. — Contentement des deux empereurs, et leur séparation le iU octobre, après des témoignages éclatants d'affection. — Départ d’Alexandre pour Saint-Pétersbourg et de Napoléon pouf- Paris. — Arrivée de celui-ci à Saint-Cloud le 18 octobre. — Ses dernières dispositions avant de se rcudre & l’armée d'Espagne. — Rassuré pour quelque temps sur l'Autriche, Napoléon lire d’Allemagne un nouveau corps, qui est le 5e. — La grande armée convertie en armée du Rhin. — Composition et organisation de l'armée d'Espagne. — Départ de Bcrthier et de Napoléon pour Bayonne. — M. de Romanxoff laissé à Paris pour suivre la négociation ouverte avec l'Angleterre au nom de la France et de la Russie. — Manière dont on reçoit h Londres le message des deux empereurs. — Efforts de MM. de Champagny cl de Romanxoff pour éluder les difficultés soulevées par le cabinet britannique. — L’Angleterre, craignant de décourager les Espagnols et les Autrichiens, rompt brusquement les négociations. — Réponse amère de l'Autriche aux communications parties d'Erfurt. — D'après les manifestations des diverses cours, on peut prévoir que Napoléon n’aura que le temps de faire en Espagne une courte campagne. — Ses combinaisons pour la rendre décisive. 322 h 390

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