‹ Histoire du consulat et de l'empire [Texte imprimé]Chapitre 99 sur 186 · SO MO -SI ER K A · texte numérisé non relu

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se sauront dans le délire de la terreur. En plaine et avec de la cavalerie , on les aurait presque tous pris ou sabrés. Nos soldats tirant de haut en bas sur ces masses épaisses, ou les poussant À coups de baïonnette, tuèrent ou blessèrent près de trois mille hommes , mais ne Grent que quelques centaines de prisonniers, car ils ne pouvaient joindre à la course des montagnards aussi agiles. Nous avions perdu en morts ou blessés environ 1,100 hommes, proportion de perte plus qu'ordinaire en combattant contre les Espagnols, et qui était due à la nature du terrain qu'il avait fallu enlever. Mais nous avions fait mieux que de recueillir des prisonniers, nous avions désorganisé complètement l'armée de Blake. Celui-ci, désespéré, privé de presque tous ses généraux qui étaient blessés ou tués, n'avait plus d'armée autour de lui. Les Asturicus s’étaient répandus confusément sur la route de Santander. Les débris des troupes de ligne de La Romana et de Galice s'échappaient par Reinosa sur la route de Léon. Un autre détachement s'enfuyait par la route de Villarcayo , dans l’espoir de n’y pas trouver les Français. Le plus grand nombre ayant jeté ses fusils courait à travers les campagnes, avec la résolution de ne plus reprendre les armes. Il est vrai que le courage pouvait leur revenir aussi vite qu'il les abandonnait; mais on en avait Gni, sinon pour toujours, au moins pour longtemps, avec cette armée de Léon et de Galice , qui avait dù par Mondragon couper la ligne d’opération de l'armée française.

Pendant co temps le maréchal Lefebvre, ayant débouché de son côté des montagnes dans la plaine, par une autre route que celle qu'avait suivie le maréchal Victor, s'était rapproché au bruit de la fusillade pour aider son collègue, dont il ne recevait aucune communication, il était survenu assez tôt pour couvrir sa gauche; mais, ne voyant pas que son appui fut nécessaire, il avait pris la route de Villarcayo, qui lui était indiquée comme la plus facile pour arriver à Reinosa. En chemin il joignit le détachement de Blake qui se retirait dans cette direction , le Gt charger par la division Sébastiani, le dispersa, lui prit beaucoup d’armes et de blessés, outre un Certain nombre de prisonniers valides, et parvint le 11 au soir à Villarcayo.

Le maréchal Victor passa à Espinosa la Gn de la journée du. 11 et la journée du 12, ne pouvant mener plus loin des soldats qui étaient épuisés par les marches qu'ils avaient faites dans ces montagnes , qui avaient leur chaussure usée, presque toutes leurs cartouches brûlées, et le biscuit porté sur leur dos entièrement consommé. D'ailleurs il y avait peu d’espoir d'atteindre les cinq ou six mille hommes qui restaient au général Blake , à cause de leur célérité à marcher, de leur facilité à se disperser et à se dissoudre. C’était à la cavalerie française déjà lancée dans les plaines de Castille, ou au maréchal Soult s’il n'arrivait pas trop tard, à les arrêter et à les prendre, frf' général Blake, parvenu le 12 à Reinosa, où étaient établis

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