‹ Histoire du contrat d'assurance au moyen âgeChapitre 1 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

M. Bensa, professeur à l'Université et à TEcolc supérieure de commerce de Gênes, a fait paraître, en iSM, un ouvrage intitulé : lS'9'Lf Il contralto di asskxtrazione net medio evo; studi e ricerche {\). Dès sa mise en vente, ce livre a fortement intéressé les jurisconsultes et les érudits. S'appuyant sur des documents déposés aux Archives de Florence, et surtout de Gènes, sur les actes des notaires qui, dès le début du quatorzième siècle, étaient chargés de rédiger les contrats maritimes (2), M. Bensa soutenait des idées absolument neuves relativement à rbrigine des assurances.

Malgré les mérites très réels qui le distinguaient, bien qu'il eût été apprécié en excellents termes, en Allemagne, par M, Goldschmidt,

(1) Gônes, Tipografia marittima éditrice, 1884, un vol. in-8* do 238 pages. L'ouvrage comprend neuf chapitres et un appendice (p. 149 à 238) dans lequel Tauteur a reproduit, indépendamment de dispositions légales inédites, de très

. nombreux contrats d'assurances maritimes conclus de 1318 à 1467.

(2) Dès le premier tiers du quatorzième siècle, l'assurance était passée, dans la grande majorité des cas, devant notaire. Il on fut ainsi jusqu'au siècle suivant ; les parties préféraient l'acte public/ non seulement parce qu'il était affranchi des entraves multiples et des charges fiscales en vigueur à cette époque, mais aussi et surtout parce que l'acte avait le caractère d'authenticité et la (orce exécutoire.

Les archives do Gênes ont, de tout temps, attiré l'attention des savants. En 1851, à l'occasion do la publication du protêt d'une lettre de change fait à Gènes le 14 novembre 1384 et extrait du recueil fait pour la conservation des anciens actes notariés, M. Royer-CoUard écrivait {Biblioth. de l'Ec, des CharleSy 1851, p. 68 et 69) : le gouvernement génois est celui de tous peut-être qui a pris le plus de mesures pour la conservation des anciens diplômes et des actes notariés, et il n'est aucun notariat en Europe dont on ait gardé des documents aussi anciens que ceux de Gènes.

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