‹ Histoire du contrat d'assurance au moyen âgeChapitre 2 sur 24 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

dont le nom fait autorité {\), et en France par un émiucnt jurisconsulte, M. Arthur Desjardins^ à qui rien n'échappe (2), Touvrage de M. Bensa était presque inconnu chez nous. Nombre de spécialistes semblaient ignorer non seulement les services quMl est en mesure de rendre par le nombre et Timportance des documents qu*il reproduit pour jusUHer sa thèse, mais son existence elle-même.

Amené, au cours de recherches sur f histoire des assurances sur la vie, h consulter ce livre qui nous avait été signalé par un jeune jurisconsulte de talent parfaitement au courant de la littérature italienne, M. Valéry, il nous parut (3) qu'une publication pareille méritait d'être mise à la disposition dos historiens du droit. Sur notre avis (et c'est de cette invitation qu'il se prévaut pour nous demander notre concours), faisant trêve à ses études personnelles, M. Valéry a consenti à traduire, pour la Revue^énérale du droite l'ouvrage de M. Bensa, sans s'asservir, toutefois, à une reproduction littérale, à raison de la place excessive qu'eût exigée l'insertion de bien des documents pour lesquels une courte mention suffit.

C'est ce travail qui est reproduit ici et qui est bien de nature à intéresser (4). 11 permet de se rendre compte des phases successives qu'eut à traverser l'idée de l'application de l'assurance aux risques maritimes.

Le contrat d'assurance maritime n'est pas dû au génie d'un législateur; c'est le dernier terme d'une série d'évolutions par lesquelles s'est manifestée l'idée de prévoyance dans la lutte contre les fortunes de mer, lutte qui devait être d'autant plus vive que de jour en jour augmentait Timportance des vies et des intérêts confiés aux caprices des flots.

Considérée comme contrat principal, l'assurance maritime ne fut réellement connue qu'à partir du quatorzième siècle. Mais, aux époques antérieures, elle fut pratiquée d'une façon implicite. A Rome d'abord. Abandonnant à la longue leur superbe dédain pour le commerce maritime (5), les Romains, qui avaient parfaitement su intro-

(1) UniversRlgeschichte des Handelsrechts, 3* éd., Stuttgard, 1891, p. 358, note 74.

(2) Introduction historique à l'élude du droit commercial maritime, Paris, 1890, p. C5.

(3j Nous n*avons eu garde d'oublier de mentionner, dans notre Traité théorique et pratique du contrat d'assurance sur la vie, Paris, 1894, t. !•% p. 35, note 2, Us renseignements si curieux fournis par M. Bensa.

^4) L'entreprise de M. Valéry fut saluée, dès son début, en France et mémo à rétranger. Voir notamment Revista juridica de Cataluna, août 1895, p. 220 à 222.

(5) Comp. Labraquo-Bordenave, Traité des assurances maritimes en France

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